L'une des convictions de nature macroéconomique à long terme est que la France pourrait encore être affectée, au sein de la zone euro, par la politique économique et financière " néfaste " du gouvernement Hollande. Il s'agit cependant d'un thème qui occupe peu, voire pas du tout les marchés financiers actuellement et qui ne devrait pas davantage les intéresser au cours des prochains mois/semaines. Cette année, l'indice CAC40 est légèrement positif et surperforme dès lors de quelques pour cent l'Eurostoxx50. Pour l'heure, la zone de soutien à 3600 points a tenu bon malgré un repli de plus de 10% depuis le pi...

L'une des convictions de nature macroéconomique à long terme est que la France pourrait encore être affectée, au sein de la zone euro, par la politique économique et financière " néfaste " du gouvernement Hollande. Il s'agit cependant d'un thème qui occupe peu, voire pas du tout les marchés financiers actuellement et qui ne devrait pas davantage les intéresser au cours des prochains mois/semaines. Cette année, l'indice CAC40 est légèrement positif et surperforme dès lors de quelques pour cent l'Eurostoxx50. Pour l'heure, la zone de soutien à 3600 points a tenu bon malgré un repli de plus de 10% depuis le pic annuel de mai. Le soutien de long terme se situe 200 points (5,5%) plus bas, à 3400 points. De plus, le tracker Lyxor ETF Short CAC40 est nettement moins liquide que les autres, ce qui se traduit par un coût plus élevé de conservation sur le long terme que celui lié aux trackers plus liquides. Ce qui explique notre choix de placer une limite de vente en priorité sur ce tracker, et d'abaisser notre conseil à 2C, " achat sur repli ". Imaginons que le taux ne poursuive finalement pas sur la voie de la hausse à court terme ou que la saison des résultats soit décevante, ce qui donnerait lieu à une augmentation de la nervosité sur les marchés boursiers. Dans cette hypothèse, nous compenserions la vente éventuellement trop précoce par le placement de limites d'achat (basses) sur les actions françaises. Le premier exemple est Areva (voir commentaire dans le 'Flash' du numéro IB-25B), référence absolue dans le monde de l'énergie nucléaire. Avec cette action française, nous abordons un autre problème du portefeuille-modèle : trop de valeurs présentent un bêta élevé, comme les projets miniers juniors. Enfin, pour Areva comme Kivalliq Energy, la problématique est identique : anticiper la sortie de plancher du prix de l'uranium. Toutefois, le profil de risque et la volatilité des deux actions diffèrent énormément. Kivalliq fluctue beaucoup et présente donc un bêta très élevé alors que celui d'Areva est inférieur à 1 (0,9) et le titre réagit donc plus modérément aux fluctuations de marché. Nous avons autant foi dans Kivalliq aujourd'hui qu'autrefois, mais les importantes fluctuations de cours à court terme affectent trop largement le portefeuille. C'est pourquoi nous préférons échanger Kivalliq Energy (limite de vente) contre Areva (limite d'achat). Malgré des fondamentaux solides à long terme, les pays émergents et le thème assimilé des matières premières sont actuellement sous pression. Cette situation peut perdurer quelque peu car le sentiment a beaucoup changé. Il est dès lors préférable d'alléger le poids de ce thème à court terme. Du point de vue de l'analyse technique, les actions du secteur des matières premières sont actuellement très survendues. Ce qui signifie généralement qu'un redressement se prépare. Nous comptons bien exploiter ce dernier pour alléger la pondération. Nous plaçons dès lors quelques limites de ventes (à des cours plus élevés) sur Franco-Nevada et sur une partie du tracker Gold Bullion Securities.