Nous ne qualifierons pas les résultats de l'exercice 2013 de pétillants, mais ils sont satisfaisants. Le marché du champagne éprouve des difficultés à s'extraire de la spirale négative de la crise depuis plusieurs années. En 2013, le marché local du champagne s'est à nouveau contracté de 1,5%, après un recul de 5% en 2012. Dans ce contexte, il est très encourageant de constater que les quatre maisons de champagne de Vranken-Pommery - Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck & Co Monopole - ont enregistré une hausse cumulée du chiffre d'affaires (CA) de 5,1%, à 237,5 millions EUR en 2013. La hausse ressortait encore à 9,6% après neuf mois, mais le CA n'a progressé que de 1% à 120 millions EUR au cours de l'important 4e trimestre. Il est également important que la tendance positive se soit poursuivie début 2014. La division Vins rosés a fait encore mieux avec une augmentation du CA de 8% (+6,9% après 9 mois), à 50,4 millions EUR. Entre-temps, Vranken-Pommery a reçu officiellement l'autorisation de créer Listel SA, un partenariat 50...

Nous ne qualifierons pas les résultats de l'exercice 2013 de pétillants, mais ils sont satisfaisants. Le marché du champagne éprouve des difficultés à s'extraire de la spirale négative de la crise depuis plusieurs années. En 2013, le marché local du champagne s'est à nouveau contracté de 1,5%, après un recul de 5% en 2012. Dans ce contexte, il est très encourageant de constater que les quatre maisons de champagne de Vranken-Pommery - Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck & Co Monopole - ont enregistré une hausse cumulée du chiffre d'affaires (CA) de 5,1%, à 237,5 millions EUR en 2013. La hausse ressortait encore à 9,6% après neuf mois, mais le CA n'a progressé que de 1% à 120 millions EUR au cours de l'important 4e trimestre. Il est également important que la tendance positive se soit poursuivie début 2014. La division Vins rosés a fait encore mieux avec une augmentation du CA de 8% (+6,9% après 9 mois), à 50,4 millions EUR. Entre-temps, Vranken-Pommery a reçu officiellement l'autorisation de créer Listel SA, un partenariat 50/50 entre le groupe et Castel, le plus grand producteur de vins français. L'objectif est d'accélérer la croissance des célèbres vins rosés Listel et Billette par le biais des excellents canaux de distribution Castel - surtout en Chine, en Russie et en Afrique. Le CA annuel des portos, avec des marques fortes comme Rozès et Terras do Grifo, a progressé de 6% à 15,8 millions EUR après un excellent 4e trimestre (+16,7%). Au total, les ventes de produits de marque ont atteint 303,7 millions EUR, +5,7% par rapport à 2012. Les activités ont été nettement réduites dans le peu rentable segment des ventes aux professionnels et des vins sans marque, raison pour laquelle le CA du groupe a baissé de 3,4%, à 315,1 millions EUR. Le résultat opérationnel s'est légèrement amélioré (+0,9%) à 33,3 millions EUR, pour une marge d'EBIT de 10,6% contre 10,1% en 2012. Le résultat net a progressé de 33,3%, passant de 6 à 8 millions EUR, soit 0,9 EUR par action. L'endettement traditionnellement élevé a baissé de 27,2 millions EUR en 2013 pour s'établir à 640,9 millions EUR, et va encore être réduit au cours des années à venir grâce à des optimisations opérationnelles et à la cession d'actifs non stratégiques. Le dividende reste inchangé à 0,8 EUR par action. L'accent placé sur les marques connues porte ses fruits. Les premiers signes de reprise du marché du champagne mettent Vranken-Pommery dans d'excellentes conditions pour poursuivre son redressement en 2014. L'action reste "digne d'achat" (1B). Pouvez-vous faire le point sur Australian Agricultural Company. L'action est-elle toujours digne d'achat ? Australian Agricultural Company (AACo) est le plus grand producteur de viande de boeuf en Australie. Le groupe gère une superficie totale de 6,9 millions d'hectares, avec un cheptel de 552.000 têtes de bétail. Depuis 2011, les producteurs australiens de viande sont en grande difficulté en raison d'une interdiction d'exporter leur production en Indonésie, qui représentait auparavant 60% des exportations australiennes de viande. Après que l'Australie a levé l'interdiction d'exportation, l'Indonésie a imposé des quotas d'importation très bas de maximum 260.000 boeufs par an, contre 600.000 auparavant. Il en a résulté une augmentation significative de l'offre et une chute des prix de 4,2 à 3,2 AUD par kilo de viande de boeuf. Mais un plancher est en train de se former et les perspectives s'améliorent. La production totale de l'année - 7,6 millions de boeufs - sera inférieure de 9% au niveau de 2013. Par ailleurs, les exportations devraient atteindre 900.000 boeufs, le chiffre le plus élevé depuis 2009. Enfin, l'augmentation des prix de la viande en Indonésie devrait favoriser un assouplissement des quotas d'importation. Les résultats du 1er semestre (période d'avril à septembre 2013) ont été une fois de plus décevants. Une grave sécheresse a augmenté les coûts et causé une nouvelle baisse des prix de vente. Le chiffre d'affaires (CA) a reculé de 8%, à 178 millions de dollars australiens (AUD). L'amélioration de la marge bénéficiaire brute sur la viande de marque (47% du CA), passée de 2,2% à 9,2%, est cependant encourageante. Cela n'a cependant pas empêché la perte nette de se creuser de 18,7 millions AUD au 1er semestre 2012, à 31,6 millions AUD ou 0,06 AUD par action. En octobre 2013, AACo a procédé à une augmentation de capital substantielle de 219 millions AUD par l'émission de 7 actions nouvelles par tranche de 10 actions existantes à 1 AUD par action. En outre, l'entreprise a émis un emprunt obligataire convertible pour 80 millions AUD. Les fonds collectés seront affectés d'une part à la réduction de l'endettement, d'autre part au financement de la construction d'un grand abattoir (investissement de 90 millions AUD). Cet abattoir doit permettre à AACo d'améliorer de manière structurelle ses marges par une intégration verticale poussée. En raison de son excellente situation géographique, AACo est une bonne manière de miser sur une augmentation structurelle de la consommation de ventes en Asie. La valorisation est attrayante à 0,8 fois la valeur comptable. Mais la rentabilité n'est pas évidente, d'où le risque supérieur à la moyenne. Digne d'achat (1C).