Depuis la publication des résultats annuels de Fred Olsen Energy, nous recommandons de profiter de tout mouvement haussier de l'action pour vendre les positions (note 3C), en raison du risque sensiblement accru de forte dilution des participations des actionnaires existants. En décembre 2016, le loueur norvégien d'installations de forage pétrolier offshore est certes parvenu à assouplir les convenants avec les banques et les détenteurs d'obligations jusqu'en juillet 2018, obtenant ainsi un répit indispensable, car les convenants existants auraient d...

Depuis la publication des résultats annuels de Fred Olsen Energy, nous recommandons de profiter de tout mouvement haussier de l'action pour vendre les positions (note 3C), en raison du risque sensiblement accru de forte dilution des participations des actionnaires existants. En décembre 2016, le loueur norvégien d'installations de forage pétrolier offshore est certes parvenu à assouplir les convenants avec les banques et les détenteurs d'obligations jusqu'en juillet 2018, obtenant ainsi un répit indispensable, car les convenants existants auraient déjà été violés au cours du trimestre actuel. Mais avec un carnet de commandes d'une valeur de 260 millions de dollars pour une dette nette de 589 millions de dollars fin 2016, il n'y a aucune raison d'être euphorique. À titre de comparaison, Transocean traînait l'an dernier une dette nette de 7,7 milliards de dollars pour des commandes qui fin avril totalisaient 10,8 milliards de dollars. La situation paraît d'autant plus grave chez Fred Olsen que sa flotte n'est plus de prime jeunesse, avec sept des neuf installations qui datent des années 1970. Bien que trois d'entre elles aient subi d'importantes mises à jour technologiques, il est clair que les locataires préféreront des installations plus modernes quand le marché se redressera, en 2018 au plus tard. La surcapacité du marché offshore est excessive, et à l'exception d'un contrat de 50 jours l'été prochain pour la Bideford Dolphin (valeur du contrat: 8,9 millions de dollars), seule la Bollette Dolphin (construite en 2013) a encore un contrat jusque juillet 2018. La forte dilution des participations provoquée par l'augmentation de capital de Polarcus et l'énorme risque de situation similaire chez Seadrill (où le refinancement n'a pas pu être bouclé après des mois de discussions; note 3C) démontrent qu'une position d'endettement trop élevée est néfaste dans le climat actuel. Les banques, principaux créanciers, ont en effet toutes les cordes en mains. Nous confirmons dès lors notre appréciation: profitez de chaque rebond de l'action (comme durant la deuxième quinzaine de mars) pour vendre Fred Olsen Energy (3C). Précisons qu'une faillite est peu probable à nos yeux étant donné la position dominante de l'actionnaire principal Bonheur (51,92%). L'idée d'utiliser le produit de la vente pour acheter des actions Transocean (1C) nous semble bonne. Outre les mesures d'économie et de désendettement, le leader de marché, beaucoup plus grand et plus robuste, a en effet oeuvré au rajeunissement de sa flotte ces dernières années. Transocean devrait donc bien mieux surmonter cette crise.