L'action du constructeur français de petites centrales hydroélectriques est toujours dans une spirale baissière. Que la société ait quitté Euronext Growth Paris pour la petite Bourse luxembourgeoise (illiquide) en décembre 2019 n'a évidemment pas aidé. Par ailleurs, les programmes réguliers de rachats d'actions propres n'ont pas soutenu le cours de Velcan car la société décide toujours de proposer un prix maximal de rachat des titres inférieur au prix au moment de l'...

L'action du constructeur français de petites centrales hydroélectriques est toujours dans une spirale baissière. Que la société ait quitté Euronext Growth Paris pour la petite Bourse luxembourgeoise (illiquide) en décembre 2019 n'a évidemment pas aidé. Par ailleurs, les programmes réguliers de rachats d'actions propres n'ont pas soutenu le cours de Velcan car la société décide toujours de proposer un prix maximal de rachat des titres inférieur au prix au moment de l'annonce du programme. Bien sûr, le prix retombe ensuite en dessous de cette limite. Aux programmes de rachats de juin 2018 et mai 2019 a succédé un autre en décembre 2019 (rachat de 300.000 titres propres, à tout au plus 7,3 euros l'action), achevé le 17 mars dernier et immédiatement suivi d'un quatrième rachat (de 300.000 actions également, au prix maximal d'à peine 5,1 euros par action). Après cette opération, environ 5,2 millions d'actions seront encore en circulation; au cours actuel de l'action (5,73 euros), la capitalisation boursière ne s'élève qu'à 31 millions d'euros. Au 30 juin 2019 (dernières données disponibles), le groupe disposait de 100,8 millions d'euros de liquidités et autres ressources financières. L'absence chronique de progrès dans le développement de ses projets hydroélectriques est un autre élément défavorable à Velcan. Outre la seule centrale électrique en activité, Rodeio Bonito, au Brésil (capacité de 15 mégawatts), trois grands projets hydroélectriques subsistent dans la province indienne de l'Arunachal Pradesh. Tato 1 (186 mégawatts) et Heo (240 mégawatts) ont certes fait quelques progrès ces dernières années, mais il semble évident désormais que les centrales, si elles sont construites, ne le seront pas avant 2030. Si cela ne signifie pas pour autant qu'aucune valeur ne puisse être créée dans l'intervalle, la nouvelle du 13 février selon laquelle la procédure d'acquisition des terrains nécessaires par le gouvernement a été interrompue après le veto opposé par plusieurs propriétaires, au mépris d'un accord préalable, est pour nous le signe que les projets ne seront probablement pas réalisés, ou du moins pas à des conditions financières attrayantes pour les actionnaires de Velcan. En conséquence, le maintien des positions existantes n'a de sens que pour les personnes disposées à attendre encore plusieurs années (rating 2B).