L'ex-Velcan Energy s'est muée en société d'investissement depuis l'annonce, en août, de l'arrêt du développement des trois centrales hydroélectriques en Arunachal Pradesh (Inde). Outre Rodeio Bonito, la centrale qu'elle possède au Brésil, son principal actif est donc désormais son patrimoine financier, dont la valeur a longtemps avoisiné 100 millions d'euros. Ce montant est passé au 30 juin 2021 à 118,1 millions net (+13% en six mois), prêt de 24,2 mill...

L'ex-Velcan Energy s'est muée en société d'investissement depuis l'annonce, en août, de l'arrêt du développement des trois centrales hydroélectriques en Arunachal Pradesh (Inde). Outre Rodeio Bonito, la centrale qu'elle possède au Brésil, son principal actif est donc désormais son patrimoine financier, dont la valeur a longtemps avoisiné 100 millions d'euros. Ce montant est passé au 30 juin 2021 à 118,1 millions net (+13% en six mois), prêt de 24,2 millions inclus. A présent que les fonds ne sont plus destinés à financer de nouvelles centrales, penchons-nous sur leur composition. Alors que jusqu'à fin 2019, le portefeuille était principalement composé d'obligations, celles-ci ne représentaient plus au 30 juin 2021 que 5% de la trésorerie de 142,8 millions d'euros brut, contre 19% encore fin 2020. Le passage de 11% à 26% du poids de la trésorerie (30,5 millions) montre que le produit des ventes n'avait pas été réinvesti à la mi-2021. Le reste du portefeuille était réparti entre métaux précieux (21%), pétrole (24%) et Autres (39%). Au sein des métaux précieux, l'essentiel était investi dans un tracker sur l'or (14,8 millions); dans le pétrole, Total, Shell, Exxon et Chevron représentaient le plus gros de la position. Le segment Autres englobait des actions bancaires et, dans une moindre mesure, les secteurs automobile et industriel, ventilés entre Etats-Unis, Europe et Japon. La manière dont la composition a évolué depuis n'est pas encore précisée, mais la valeur du portefeuille devrait avoir continué d'augmenter. Que l'action ne l'anticipe pas résulte de l'absence de suivi de la part des analystes, de la cotation au Luxembourg et d'une communication lacunaire. Malgré l'extrême sous-valorisation du titre (moins de 0,5 fois la valeur comptable et 0,5 fois l'actif financier), le cours évolue toujours au gré des programmes de rachat d'actions. L'insignifiance des limites de prix le tire vers le bas depuis des années; le problème se pose désormais moins mais le programme utilise de facto une limite autour de 10 euros. La valorisation nous incite toujours à recommander d'acheter (rating 1C), mais uniquement pour un horizon (très) long. Le risque de baisse est faible; compte tenu de l'absence de liquidité, les limites de cours doivent être très précises.