Velcan Energy est le spécialiste français des centrales hydroélectriques de taille inférieure, jusque 200 mégawatts (MW). L'action a commencé à baisser après que le ministère de l'énergie dans la province indienne d'Arunachal Pradesh a décrété une nette réduction du nombre de licences pour les centrales hydroélectriques (de 100 à 55 projets). Vu la lenteur du développement, le ministre propose qu'Arunachal Pradesh organise une procédure d'approbation accélérée pour 13 projets de plus grande envergure. Les trois projets développés par Velcan en Arunachal Pradesh - Tato1 (186 MW), Heo (240 MW) et Pauk (145 MW) - n'en feront en tout cas pas partie. Cette décision ne marque cependant pas la fin de la partie pour Velcan. Vu les progrès enregistrés l'an dernier, nous sommes surtout optimistes pour Tato 1 et Heo. Il faut également constater que le nouveau Premier ministre indien, Modi, est un fervent partisan du développement des énergies renouvelables. Ces derniers temps, Velcan a enregi...

Velcan Energy est le spécialiste français des centrales hydroélectriques de taille inférieure, jusque 200 mégawatts (MW). L'action a commencé à baisser après que le ministère de l'énergie dans la province indienne d'Arunachal Pradesh a décrété une nette réduction du nombre de licences pour les centrales hydroélectriques (de 100 à 55 projets). Vu la lenteur du développement, le ministre propose qu'Arunachal Pradesh organise une procédure d'approbation accélérée pour 13 projets de plus grande envergure. Les trois projets développés par Velcan en Arunachal Pradesh - Tato1 (186 MW), Heo (240 MW) et Pauk (145 MW) - n'en feront en tout cas pas partie. Cette décision ne marque cependant pas la fin de la partie pour Velcan. Vu les progrès enregistrés l'an dernier, nous sommes surtout optimistes pour Tato 1 et Heo. Il faut également constater que le nouveau Premier ministre indien, Modi, est un fervent partisan du développement des énergies renouvelables. Ces derniers temps, Velcan a enregistré de belles avancées au Laos. Les Français y travaillent sur deux projets en collaboration avec la compagnie d'Etat Electrical Construction and Installation (ECI), qui financera au maximum 25% desdits projets. Le premier, Nam Phouan HPP, a une capacité de 52 MW; la construction de la centrale coûtera 80 millions USD. Le deuxième projet est Nam Ang HPP. Il coûtera 70 millions USD pour une capacité de 41 MW. Fin mai, Velcan a signé un Project Development Agreement (PDA) pour les deux projets avec l'Etat laotien. Cela signifie que le groupe peut à présent s'attaquer à la finalisation d'un Power Purchasing Agreement (PPA, contrat d'achat de la production d'électricité) avec EDL, la compagnie nationale d'électricité du Laos. Ensuite, Velcan devra négocier le financement par emprunt et lancer la construction, si possible cette année encore. Les revenus (4 à 5 millions EUR par an) de la seule centrale active de Velcan - Rodeio Bonito au Brésil, d'une capacité de 15 MW - couvrent toutes les charges opérationnelles de la société. Il est donc clair qu'un développement réussi des deux projets au Laos, d'une capacité totale de 93 MW (première production 2018/2019), donnera un énorme coup de fouet à Velcan. L'évolution du cours de Velcan est évidemment frustrante dans un environnement haussier, mais nous continuons à recommander l'entreprise, qui présentait fin mars une trésorerie de 84 millions EUR, soit 14 EUR par action, à tout investisseur à long terme prudent (1B). Le cours de Yingli Green Energy est à nouveau sous pression depuis quelque temps. Pouvez-vous faire le point sur la situation ?L'euphorie qui entourait Yingli Green - le plus grand producteur verticalement intégré de panneaux solaires - début 2014 s'est totalement dissipée depuis le rapport annuel de mars. L'enthousiasme était lié aux propos du directeur financier (CFO) Wang Yiyu, qui prévoyait un retour aux bénéfices au 2e trimestre, ainsi qu'à l'annonce du partenariat avec Datong Coal Mine Group et China National Nuclear pour la construction de centrales d'énergie solaire en Chine. Mais le rapport annuel a ramené l'investisseur à la dure réalité. Malgré des volumes record, la marge bénéficiaire brute, bien qu'en phase de rétablissement, reste médiocre : 12,2% au 4e trimestre, par rapport à 13,7% au 3e trimestre et 10,9% sur base annuelle (mais encore -3,2% en 2012). La perte nette récurrente s'élevait à 0,31 USD par action, pour 0,25 USD par action au 3e trimestre et une perte annuelle de 2,05 USD par action (3,14 USD par action en 2012). La perspective d'un retour dans le vert a de nouveau été différée d'un trimestre, alors que la position d'endettement - bien qu'elle ait baissé au 4e trimestre de 2,6 à 2,4 milliards USD - reste très élevée. L'entrée dans la construction de centrales photoélectriques exige des fonds de roulement supplémentaires, ce qui a incité Yingli à procéder à une augmentation de capital en avril. L'émission de 25 millions de nouvelles actions (dilution de 16%) à 3,5 USD par action (soit une décote significative de 20%) a permis de récolter 83 millions USD net. Optimiste, la direction s'attend à ce que la croissance attendue des volumes en 2014 (+25% à 30%, à 4 à 4,2 gigawatts, GW) permette une amélioration du ratio d'endettement, mais il est clair que Yingli danse sur la corde raide. Pour couronner le tout, les Etats-Unis ont augmenté les droits d'importation anti-subventions sur les producteurs de panneaux solaires chinois en réaction à une prétendue aide inéquitable de l'Etat chinois. Pour Yingli, ces droits s'établiront à 26,89%. Une enquête pour dumping est également en cours, sur laquelle on en saura davantage le 24 juillet. Des décisions définitives suivront fin 2014. Après un léger rebond l'été dernier, les prix des panneaux solaires sont à nouveau retombés à leur plancher de début 2013 : 0,65 USD par watt. Nous comptons toujours sur un retour à la rentabilité plus tard cette année et nous maintenons l'avis "conserver" (2C).