Nous investissons dans le secteur financier depuis l'été dernier, mais dans une optique de diversification des risques, nous préférons l'iShares Stoxx 600 Banks ETF (repris en portefeuille modèle dans notre segment Valeurs de base/trackers) aux actions individuelles. Ce tracker reflète la performance de l'indice Stoxx600 Banks, qui regroupe les 44 plus grandes valeurs financières européennes.
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Nous investissons dans le secteur financier depuis l'été dernier, mais dans une optique de diversification des risques, nous préférons l'iShares Stoxx 600 Banks ETF (repris en portefeuille modèle dans notre segment Valeurs de base/trackers) aux actions individuelles. Ce tracker reflète la performance de l'indice Stoxx600 Banks, qui regroupe les 44 plus grandes valeurs financières européennes. Les investisseurs particuliers belges ont toujours eu une prédilection pour les actions financières. Jusqu'avant la crise bancaire de 2008, elles étaient considérées, avec un rendement de dividende fiable et attrayant, comme des valeurs de bon père de famille. Pour notre part, nous étions déjà plus réservés concernant ce secteur avant l'éclatement de la crise. Nous ne sommes redevenus positifs que l'été dernier, lorsque les valeurs financières européennes ont montré de premiers signes de reprise, après plusieurs années de sous-performance chronique. Notre regain d'optimisme trouve son origine dans les valorisations historiquement basses, associées à la hausse des taux d'intérêt à long terme. En outre, les banques européennes bénéficient du soutien de la Banque centrale européenne (BCE), qui maintiendra le taux de base (déterminant pour le taux d'intérêt à court terme) à un niveau plancher jusqu'au deuxième semestre de 2018. La BCE donnera ainsi aux banques la possibilité d'accroître leurs marges sur les taux. Mais la crise financière n'a pas encore été totalement résolue. D'une part, la situation bilantaire de nombreuses banques italiennes reste problématique, alors que la Deutsche Bank n'est toujours pas hors de danger malgré une énième augmentation de capital. D'autre part, il y a le risque politique, avec à court terme les élections présidentielles françaises (premier et deuxième tours de scrutin respectivement le 23 avril et le 7 mai). Le modéré Emmanuel Macron semble actuellement favori, mais une éventuelle victoire de Marine Le Pen ne pourrait qu'accroître la pression sur le secteur financier. L'abandon politiquement sensible, mais inévitable, de la dette grecque reviendra à l'agenda européen après les élections législatives allemandes du 24 septembre. De plus, toutes les dettes publiques sont structurellement trop élevées. Oui, nous sommes donc partisans d'une exposition au secteur financier. Mais nous plaidons pour un poids plus réduit de 10 à maximum 15% du portefeuille total. Nous continuons à déconseiller toute prise de risque dans ce secteur.