L'évolution du titre UPC (groupe dont l'unique activité consiste à investir dans l'uranium physique) déçoit, certes, mais nous sommes convaincus que le déséquilibre entre offre et demande va le propulser à la hausse. Les restrictions de production décidées par Cameco et KazaAtomProm ont réduit l'an dernier l'offre primaire à 135 millions de livres, alors que la demande atteint 194 millions de livres. L'écart est pour l'heure comblé par les réserves et p...

L'évolution du titre UPC (groupe dont l'unique activité consiste à investir dans l'uranium physique) déçoit, certes, mais nous sommes convaincus que le déséquilibre entre offre et demande va le propulser à la hausse. Les restrictions de production décidées par Cameco et KazaAtomProm ont réduit l'an dernier l'offre primaire à 135 millions de livres, alors que la demande atteint 194 millions de livres. L'écart est pour l'heure comblé par les réserves et par l'offre secondaire, laquelle devrait toutefois subir une diminution structurelle. La demande va augmenter de 1 à 4% l'an ces 20 prochaines années. L'essoufflement escompté en Amérique du Nord et en Europe occidentale sera largement compensé ailleurs, surtout en Asie. En Occident, l'électricité nucléaire a désormais moins mauvaise presse du fait de sa neutralité en CO2. Maints contrats d'achat à long terme rémunérateurs arriveront à échéance ces prochaines années: sans hausse substantielle des cours, ils amputeront l'offre d'autant. Alors que le prix spot fluctue autour de 25 dollars la livre, l'on estime à 60 dollars au minimum le prix nécessaire au financement de nouveaux projets. Le marché évoluant par cycles de 10 ans et plus, il est difficile de savoir quand le redressement va s'initier. Nous attendons une première amorce cette année, d'une part parce que Cameco va livrer 20 millions de livres (2/3 de ses volumes à long terme) sur le marché au comptant, surtout au 2e semestre, d'autre part en raison de la levée des incertitudes liées à l'enquête dite Section 232 aux Etats-Unis. Loin de trancher, en juillet, Donald Trump a chargé un groupe de travail de formuler des recommandations sur la protection du secteur américain mais une fois le rapport publié (d'un moment à l'autre), les producteurs d'électricité et le marché spot devraient retrouver vie. Le 4e trimestre est toujours le meilleur pour UPC. L'action s'échange encore moyennant une légère décote. Indicateur avancé, le prix de la transformation de l'uranium extrait en carburant utilisable dans les centrales vient de quadrupler en deux ans. La patience des investisseurs pourrait être largement récompensée: de précédents cycles ont en effet montré que les hausses pouvaient être considérables. Nous conseillons toujours d'acheter (rating 1B).