Nos messageries électroniques sont inondées d'articles sur le Brexit. Les analystes sont en tout cas unanimes sur un point: la stabilité de l'économie mondiale ne s'en verra pas améliorée. Tout le monde a pu constater ces dernières années que l'économie mondiale ne s'était rétablie que partiellement après la crise bancaire occidentale de 2008-2009. La dépression avait alors été évitée, mais le rythme de croissance moyen, à quelque 2,5%, représente encore à peine la moitié de celui de la décennie dernière, lorsque l'économie mondiale atteignait encore facilement un...

Nos messageries électroniques sont inondées d'articles sur le Brexit. Les analystes sont en tout cas unanimes sur un point: la stabilité de l'économie mondiale ne s'en verra pas améliorée. Tout le monde a pu constater ces dernières années que l'économie mondiale ne s'était rétablie que partiellement après la crise bancaire occidentale de 2008-2009. La dépression avait alors été évitée, mais le rythme de croissance moyen, à quelque 2,5%, représente encore à peine la moitié de celui de la décennie dernière, lorsque l'économie mondiale atteignait encore facilement une croissance de 4 à 5%.Et contrairement aux années précédentes, l'espoir de renouer avec une croissance d'au moins 3% s'est envolé. Ces dernières années, les économistes s'accordaient à penser que l'accélération de la croissance n'était qu'une question de temps et qu'elle n'était que ralentie par les événements. Désormais, le rythme de croissance inférieur est plutôt perçu comme une donnée fixe de l'équation. Pour autant, on aurait tort d'assombrir le tableau. La croissance est encore suffisamment élevée pour ne pas s'interrompre subitement, comme ce fut le cas au Japon et dans la zone euro. Les incertitudes se sont ravivées, cependant. La combativité fait défaut au monde politique pour réagir à la débâcle consécutive au Brexit. Par ailleurs, l'efficacité de la politique des Banques centrales a clairement atteint ses limites, et la problématique des dettes ne se cantonne plus au monde industrialisé. En raison de tous ces facteurs, notamment, nous avons opté pour la (très grande) prudence cette année, en portefeuille modèle, car nous pensons qu'ils pourraient avoir un impact sur les marchés financiers. Ce qui ne signifie pas forcément que nous prêchons la prudence pour les prochaines années. Le début 2017 sera probablement aussi difficile, mais nous voyons bel et bien la fin du tunnel. Beaucoup s'en étonneront peut-être, mais nous entrevoyons également un potentiel dans les marchés émergents. Les plus-values pourraient donc bien être ailleurs sur les marchés financiers dans les prochaines années que là où elles se concentraient de manière presque évidente ces derniers temps. Comme l'a illustré, notamment, l'évolution de prix des métaux précieux ces six derniers mois. Ainsi confirmons-nous que le secteur agricole recèle des returns supérieurs à la moyenne dans les prochaines années.Nous surveillons aussi de près les marchés émergents, tout comme le Japon et le secteur de l'énergie, pour pouvoir réagir dans les prochains mois. D'ailleurs, il est loin d'être exclu que les investissements occidentaux classiques aient vu leur valorisation reculer suffisamment pour offrir les opportunités suffisantes. Les prochains mois, voire l'an prochain, pourraient être une période propice à l'ensemencement, suivie de plusieurs années de récoltes favorables.