Nous mettions en avant la semaine dernière plusieurs actions belges susceptibles de devenir des valeurs fondamentales du portefeuille modèle (favoris de long terme) - des titres qui, ces dernières années, voire ces dernières décennies, ont prouvé leur capacité à se distinguer et à se montrer (beaucoup) plus performants sur le long terme que l'indice BEL20. Reste que depuis plusieurs années, et tout particulièrement en 2019, un certain nombre de secteurs éprouvent d'én...

Nous mettions en avant la semaine dernière plusieurs actions belges susceptibles de devenir des valeurs fondamentales du portefeuille modèle (favoris de long terme) - des titres qui, ces dernières années, voire ces dernières décennies, ont prouvé leur capacité à se distinguer et à se montrer (beaucoup) plus performants sur le long terme que l'indice BEL20. Reste que depuis plusieurs années, et tout particulièrement en 2019, un certain nombre de secteurs éprouvent d'énormes difficultés et sont lourdement sanctionnés par les investisseurs. Nombre de ces actions ont atteint leur plus bas niveau depuis janvier, depuis des années ou depuis cinq ans, sinon plus encore - et ce, en dépit de la notoriété de l'entreprise. Nous ne pouvons ignorer ces opportunités, la seule différence par rapport aux favoris de long terme étant l'horizon d'investissement. Ainsi misons-nous plutôt, pour ces candidats à un redressement, sur le court à moyen terme (quelques mois à quelques années), alors que nos valeurs fondamentales sont plutôt intégrées dans une perspective à moyen ou long terme (plusieurs années). La recherche de candidats au redressement est aisée. Le choix est particulièrement vaste, notamment en raison de la nette détérioration de la conjoncture, ces 12 à 15 derniers mois, elle-même due à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, dont les incertitudes qu'elle suscite incitent consommateurs et entreprises à alléger leurs dépenses et leurs investissements. Plusieurs régions, dont la zone euro, étant par conséquent soumises à un risque de récession, il est logique que les secteurs traditionnellement sensibles à la conjoncture (automobile, construction, chimie, sidérurgie, etc.) pâtissent considérablement de cette situation et que leurs actions soient exclues du mouvement de redressement opéré par les indices cette année. L'escalade du conflit commercial pèse également sur le secteur agricole, qui recèle lui aussi des opportunités. Les taux très bas, voire négatifs, ne sont pas une bénédiction pour tous les secteurs, ce qu'ont démontré à suffisance les piètres performances des actions bancaires européennes ces 12 derniers mois. Les valorisations sont extrêmement basses et le pessimisme domine. Mais les cours devraient atteindre peu à peu un plancher. Les marchés sont donc aujourd'hui porteurs de nombreuses opportunités.