La perspective d'un Brexit "dur", donc sans accord, a fait chuter la monnaie britannique par rapport à l'euro et au dollar l'été dernier. En août, le couple EUR/GBP a atteint son plus haut niveau depuis la crise financière de 2009. Ce mois-là, la GBP a également atteint un nouveau plancher par rapport au dollar.
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La perspective d'un Brexit "dur", donc sans accord, a fait chuter la monnaie britannique par rapport à l'euro et au dollar l'été dernier. En août, le couple EUR/GBP a atteint son plus haut niveau depuis la crise financière de 2009. Ce mois-là, la GBP a également atteint un nouveau plancher par rapport au dollar. Six mois plus tard, la paire EUR/GBP est revenue à son plus bas niveau depuis le référendum de juin 2016, et la monnaie britannique s'est nettement redressée par rapport au billet vert. Cette amélioration résulte notamment du soulagement éprouvé par les opérateurs, puisque le scénario du pire a (pour l'heure) été évité. Mais si le Royaume-Uni s'est retiré de l'UE le 31 janvier, le plus dur est à venir: sa sortie juridique, à négocier durant la période de transition de 11 mois qui a débuté le 1er février et pendant laquelle le pays continuera à respecter les règles de l'UE. Autant dire que peu de monde croit faisable qu'ils trouvent un accord commercial dans ce délai; or, à défaut, le spectre d'un Brexit dur planera à nouveau. La croissance de l'économie britannique anticipée pour le 1er trimestre n'est que de 0,2%. Néanmoins, il est peu probable qu'à court terme la Banque d'Angleterre réduise son taux directeur. Il s'élève pour l'heure à 0,75%. Autrement dit, le différentiel de taux entre la zone euro et le Royaume-Uni demeure positif. L'arme des incitants fiscaux pourrait bien être réutilisée pour relancer l'économie, ce qui ne manquerait pas d'alourdir les déficits. Le redressement de la livre sterling repose donc sur des fondamentaux fragiles. Dès lors, c'est inévitable: à l'approche de l'échéance du 31 décembre, la monnaie britannique corrigera encore par rapport à l'euro et au dollar.Pour tenter de profiter de cette évolution, le mieux est de recourir à des produits à effet de levier. L'on peut par exemple prendre une position longue sur la paire EUR/GBP ou une courte sur la paire GBP/USD. BNP Paribas et GS Markets en proposent tous deux. Compte tenu de la forte volatilité, il conviendra de minimiser le risque en réfléchissant bien au niveau auquel l'on fixera le stop-loss - niveau maximal de perte que l'on est prêt à essuyer.