Les marchés des céréales sont confrontés à une offre excédentaire depuis quatre années successives. A court terme, la donne ne changera pas, dans la mesure où l'International Grains Council (IGC) prévoit pour l'année en cours la deuxième récolte la plus abondante de l'histoire. Le blé et le maïs se préparent donc à connaître une cinquième année d'excédent. Parallèlement, les stocks se trouvent également à un niveau record.
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Les marchés des céréales sont confrontés à une offre excédentaire depuis quatre années successives. A court terme, la donne ne changera pas, dans la mesure où l'International Grains Council (IGC) prévoit pour l'année en cours la deuxième récolte la plus abondante de l'histoire. Le blé et le maïs se préparent donc à connaître une cinquième année d'excédent. Parallèlement, les stocks se trouvent également à un niveau record.Longtemps, les Etats-Unis furent le principal exportateur de céréales. C'est la raison pour laquelle le marché accordait une vive attention à des paramètres comme la surface agricole et les récoltes attendues par hectare aux Etats-Unis. Le marché américain est toujours très actif mais cette année, la Russie lui ravira le statut de plus grand exportateur. L'ensemble de la Région de la Mer noire a accru sensiblement la production et les exportations ces dernières années.Le principal danger qui menace les marchés des céréales est que les investisseurs tournent tous leur regard dans la même direction. Ainsi la position short nette (en vue de miser sur des baisses de prix) sur le maïs se trouve-t-elle à son plus haut niveau historique. Or pour pouvoir justifier une hausse de prix durable, l'équilibre entre l'offre et la demande doit être fondamentalement différent. Ce qui n'est pas envisageable à court terme, vu les prévisions de récoltes et le niveau des stocks. Mais un rallye pourrait s'amorcer si les shorters étaient pris à contrepied, par exemple dans l'hypothèse de conditions climatiques défavorables.Du fait de la suroffre, les marchés de céréales sont en contango, et les contrats à terme ayant une échéance plus éloignée sont en conséquence plus chers. Les céréales se négociant en dollar partout dans le monde, les investisseurs courent également un risque devise. L'offre de produits à levier ayant les céréales comme valeur sous-jacente est très réduite. Heureusement, il existe suffisamment de trackers pour refléter l'évolution de prix d'une ou de plusieurs céréales. L'ETFS Wheat (GB00B15KY765) réplique le Bloomberg Wheat Subindex et l'ETFS Corn (GB00B15KXS04) suit le Bloomberg Corn Subindex. La commission de gestion annuelle de ces deux trackers s'élève à 0,49%. Un investissement diversifié est également envisageable avec l'ETFS Grains (GB00B15KYL00), qui reflète l'évolution du Bloomberg Grains Subindex, composé de maïs (41%), de soja (35%) et de blé (24%). Il existe des variantes couvrant le risque devise mais moyennant une prime.