La corrélation entre cours pétroliers et boursiers reste forte. Au 4e trimestre 2018, la raclée des Bourses a fait écho au plongeon du Brent et du West Texas Intermediate (WTI). Entre janvier et avril 2019, les indices boursiers américains ont grimpé vers de nouveaux sommets et le brut a gagné 45% en moyenne, atteignant 66 dollars le baril pour le WTI et 76 pour le Brent.
...

La corrélation entre cours pétroliers et boursiers reste forte. Au 4e trimestre 2018, la raclée des Bourses a fait écho au plongeon du Brent et du West Texas Intermediate (WTI). Entre janvier et avril 2019, les indices boursiers américains ont grimpé vers de nouveaux sommets et le brut a gagné 45% en moyenne, atteignant 66 dollars le baril pour le WTI et 76 pour le Brent.Ces dernières semaines, les Bourses et le pétrole brut ont à nouveau changé de cap, avec un atterrissage autour de 50 dollars pour le WTI et 60 dollars pour le Brent, en premier lieu du fait de la hausse constante des stocks. Aux Etats-Unis, la production a atteint un niveau record, à 12,4 millions de barils par jour, et les stocks sont bien supérieurs à la moyenne à cinq ans. Parallèlement, la demande est bridée par les incertitudes relatives à l'incidence du conflit commercial sur la croissance mondiale et donc, sur la consommation de pétrole. Les importations chinoises de brut ont reculé de 8% en glissement annuel, en mai.Toutefois, la consommation mondiale de brut devrait encore progresser d'au moins 1 million de barils par jour cette année. Les opérateurs attendent l'issue de la réunion de l'Opep le 25 juin, qui sera en principe suivie, le lendemain (ou la semaine suivante), d'une rencontre avec le ministre russe du Pétrole. Les membres de l'Opep ont produit ensemble 30,1 millions de barils de brut par jour en mai, un plancher depuis février 2015. Sous l'impulsion de l'Arabie Saoudite, ils souhaitent maintenir les quotas actuels au second semestre. La situation géopolitique demeure tendue dans la région, comme l'illustrent les attaques sur deux pétroliers dans le détroit d'Ormuz.Les cours du pétrole semblent proches d'un plancher. Les niveaux de fin décembre pourraient être à nouveau testés, mais un repli plus marqué nous semble improbable. Ils repartiront à la hausse ensuite; on peut miser sur ce scénario par le biais de trackers ou de produits à effet de levier. Le pétrole est l'un des sous-jacents les plus prisés des émetteurs de tels produits. Le choix des niveaux de stop-loss est donc vaste: il y en a pour chaque profil de risque. Nous suggérons l'ETFS Brent Crude Oil, qui s'échange sur Euronext Paris (ticker OILBP, code ISIN GB00B0CTWC01) et l'ETFS WTI Crude Oil, aussi coté en Bourse de Paris (ticker CRUDP, code ISIN GB00B15KXV33).