Un vent de panique a soufflé sur les marchés en début de semaine dernière: lundi, le Dow Jones a plongé de plus de 1000 points, ou 4,6%; mardi, les marchés boursiers européens ont ouvert la séance dans le rouge, et plusieurs actions, dont Melexis, ont immédiatement cédé une dizaine de pour cent. Le marché s'est heureusement rapidement remis de ses frayeurs.
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Un vent de panique a soufflé sur les marchés en début de semaine dernière: lundi, le Dow Jones a plongé de plus de 1000 points, ou 4,6%; mardi, les marchés boursiers européens ont ouvert la séance dans le rouge, et plusieurs actions, dont Melexis, ont immédiatement cédé une dizaine de pour cent. Le marché s'est heureusement rapidement remis de ses frayeurs.Cette correction ne nous surprend guère. Nous avions annoncé à plusieurs reprises ces derniers mois que nous anticipions un repli (modéré), même si nous n'avions en réalité noté jusque-là que quelques reculs timides en Europe. Cette saine correction si souvent reportée a fini par se manifester sous la forme d'une dégringolade brève mais brutale, un "flash krach", typique d'un marché boursier de plus en plus régi par les algorithmes.Le premier thème que nous avions évoqué pour 2018 était l'accélération de la volatilité: la semaine dernière nous a donné raison. L'année 2017 s'est caractérisée par une absence totale de fluctuations importantes sur les marchés financiers, si bien que les investisseurs avaient cessé de s'inquiéter. Alors que l'indice VIX ("l'indice de la peur"), qui mesure la volatilité, avait crevé tous les planchers ces derniers mois (niveau inférieur à 10), il a bondi pour flirter avec les 50 mardi dernier - des niveaux inégalés depuis l'été 2011.Ce repli peut être considéré comme un premier avertissement. Il n'existe toutefois aucune raison de paniquer. Nous restons convaincus qu'il est trop tôt encore pour se montrer pessimiste à l'égard des Bourses. L'ascension effrénée du bitcoin, la hausse du secteur technologique à Wall Street, la progression continue, sans véritable repli, des marchés en 2017...: tous ces facteurs trahissent une surchauffe mais fondamentalement, le tableau reste trop favorable pour justifier un krach à brève échéance. Nous aurons retenu une leçon, toutefois: l'évolution des taux devra être suivie au jour le jour, car elle sera l'élément clé de l'exercice 2018. A court terme, la hausse devrait se poursuivre jusqu'en été. La situation deviendra cependant plus risquée au fil des mois, et la probabilité d'assister à une première correction importante augmentera sensiblement. Nous venons d'en avoir un premier aperçu. Retenons qu'il est préférable de redoubler de prudence un mois trop tôt que deux jours trop tard - le rendement peut en effet être nettement moindre, dans ce dernier cas. Nous aurions tort de nous fier uniquement au contexte économique car comme nous l'affirmions dès les premiers jours de l'année, le tableau économique s'annonce pour 2018 plus clément que la situation boursière. Pour l'heure, les perspectives économiques enthousiasmantes soutiennent les marchés. Nous continuerons donc à solliciter notre trésorerie.