Les marchés financiers ont achevé le premier semestre sur d'excellents résultats. La vaccination est synonyme de retour à la vie normale et de réouverture de l'économie. A quelques incidents près, la rapidité des campagnes a permis de maîtriser la pandémie aux Etats-Unis et en Europe; le reste du monde, où la vaccination n'est pas pratiquée, ou pas suffisamment, est toujours aux prises avec le virus.
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Les marchés financiers ont achevé le premier semestre sur d'excellents résultats. La vaccination est synonyme de retour à la vie normale et de réouverture de l'économie. A quelques incidents près, la rapidité des campagnes a permis de maîtriser la pandémie aux Etats-Unis et en Europe; le reste du monde, où la vaccination n'est pas pratiquée, ou pas suffisamment, est toujours aux prises avec le virus.Chez nous, en tout cas, la croissance est exemplaire et les indicateurs sont exceptionnellement bons. La confiance est de retour. Grâce aux vaccins, mais aussi aux mesures politiques et monétaires adoptées par les gouvernements. Le robinet monétaire demeure grand ouvert, ce qui limite considérablement les dégâts économiques et financiers. Le seul problème, mais personne ne s'en soucie pour l'instant, est l'emballement de la dette publique. En début d'année, l'augmentation des prévisions en matière d'inflation avait provoqué une remontée des taux longs américains, lesquels se sont toutefois stabilisés depuis, tout en demeurant beaucoup plus élevés qu'il y a un an - mais pas assez pour inquiéter les marchés d'actions.Sans surprise, dans ce contexte de victoire sanitaire et de soutien massif des pouvoirs publics et des banques centrales, les marchés boursiers ont été florissants. La reprise, plus rapide et plus marquée que prévu, de l'économie mondiale, a été une excellente nouvelle pour les marchés des matières premières également. Le pétrole et les métaux de base se sont brillamment comportés, les métaux précieux, un peu moins. Il faut voir là le résultat de la combinaison des excellentes performances enregistrées lors du premier confinement, de l'atténuation des incertitudes, de la hausse des taux longs et de la redécouverte des cryptomonnaies. Les conditions sont donc quasi idéales pour l'investisseur capable, et désireux, de prendre certains risques. Elles devraient persister au second semestre, ce qui ne signifie pas que les marchés d'actions et les marchés des matières premières, notamment, vont tenir le rythme: ils ont déjà pleinement anticipé la normalisation. Les chiffres resteront bons, mais le débat autour du ralentissement des programmes de rachats d'actifs par les banques centrales tempérera la hausse, sans pour autant aller jusqu'à provoquer de tassement, et moins encore, de krach. Nous escomptons toujours une excellente année boursière, mais sans miser sur une nouvelle multiplication par deux des performances au second semestre. Il en ira de même pour les marchés des matières premières, où une pause est souhaitable après la folie des derniers mois (sauf pour les métaux précieux, qui devraient mieux se comporter qu'au premier semestre). Plus intense que jamais, la volatilité des cryptomonnaies s'est un peu apaisée sous l'effet de l'évolution des taux d'intérêt réels. Ce qui donnera à l'or et à l'argent l'occasion de briller après l'été.