Le début du processus de tapering, les doutes entourant les marchés émergents et les tensions géopolitiques autour de l'Ukraine et de la Crimée furent les principaux éléments perturbateurs. Côté positif, les résultats d'entreprises satisfaisants et les taux d'intérêt toujours faibles (peu d'autres options rentables) ont empêché les gains confortables des dernières années de fondre. Une accélération de la croissance des bénéfices d'entreprises serait cependant nécessaire pour permettre une hausse des marchés boursiers.
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Le début du processus de tapering, les doutes entourant les marchés émergents et les tensions géopolitiques autour de l'Ukraine et de la Crimée furent les principaux éléments perturbateurs. Côté positif, les résultats d'entreprises satisfaisants et les taux d'intérêt toujours faibles (peu d'autres options rentables) ont empêché les gains confortables des dernières années de fondre. Une accélération de la croissance des bénéfices d'entreprises serait cependant nécessaire pour permettre une hausse des marchés boursiers.Mauvais choix géographiqueUne entreprise a eu le vent en poupe pendant de nombreuses années mais l'a vu tourner en sa défaveur ces derniers temps : le groupe suédois Oriflame Cosmetics (159 couronnes suédoises, SEK; Bourse de Stockholm; code ISIN : SE0001174889). Oriflame, fondée en 1967 par deux frères (Jonas et Robert Jochnick) et un ami (Bengt Hellsten), commercialise des rouges à lèvres, parfums, produits de soins corporels et capillaires, et s'adresse principalement aux femmes, via un réseau de consultants. Le groupe a choisi la voie de l'expansion internationale dès le départ, et est aujourd'hui actif dans 60 pays sur 4 continents.L'accent sur l'internationalisation s'est renforcé peu après la chute du Rideau de fer en Europe de l'Est, en Russie et dans les pays de l'ancienne Union soviétique (Etats baltiques, Ukraine, Kazakhstan, Géorgie...). Le groupe est actif en Ukraine depuis 1993 et ne l'est en Chine que depuis 2006. L'an dernier, l'ex-Union soviétique a représenté précisément la moitié du chiffre d'affaires du groupe (contre encore 54% en 2012)... Mais cela ne semble plus désormais être un bon choix stratégique. En 2013, le chiffre d'affaires a reflué de 7% en devises locales et même de 16% en euro. La croissance persistante en Asie et en Amérique Latine est gommée par la faiblesse de la Russie et des pays périphériques. Le chiffre d'affaires recule depuis 2010 et le bénéfice par action le plus élevé (2,36 EUR) remonte à 2008 déjà (l'an dernier encore 1,52 EUR par action). Cette évolution n'est pas sans conséquence sur le cours. Celui-ci a atteint en 2008 un plafond à 483 SEK, qui a été approché une nouvelle fois en 2010. Aujourd'hui cependant, il se trouve au même niveau qu'il y a dix ans, soit proche de 150 SEK. Affecté par les faibles chiffres annuels et la crise ukrainienne, le titre affiche un recul de plus de 20% depuis le début de cette année. Les investisseurs qui recherchent une alternative individuelle à un fonds/tracker sur la Russie pour miser à contre-courant sur un redressement de la région peuvent donc envisager un achat d'Oriflame (13 fois le bénéfice escompté pour 2014; 7,5 fois la valeur d'entreprise (EV) par rapport au cash-flow opérationnel (EBITDA). L'action est digne d'achat à titre spéculatif (rating 1C).