L'an dernier, la plupart des Bourses occidentales ont connu une progression comprise entre 20 et 25%. Portées par les banques centrales essentiellement, puisque la croissance des bénéfices des entreprises fut décevante. Cette hausse se devait d'être digérée au premier trimestre. Début avril, la majorité des indices boursiers occidentaux étaient dès lors encore proches du niveau de clôture de début 2014. Qui plus est, les marchés émergents et les...

L'an dernier, la plupart des Bourses occidentales ont connu une progression comprise entre 20 et 25%. Portées par les banques centrales essentiellement, puisque la croissance des bénéfices des entreprises fut décevante. Cette hausse se devait d'être digérée au premier trimestre. Début avril, la majorité des indices boursiers occidentaux étaient dès lors encore proches du niveau de clôture de début 2014. Qui plus est, les marchés émergents et les tensions géopolitiques en Ukraine et en Crimée ont apporté leur lot d'incertitudes.Pour autant, au 2e trimestre, la tendance boursière haussière s'est bel et bien poursuivie. Les éléments perturbateurs des trois premiers mois ont été relégués au second plan et le phénomène TINA fut encore plus palpable que l'an dernier, particulièrement en Europe. La décision de la Banque centrale européenne d'abaisser encore les taux et même d'opter pour un taux de dépôt négatif " symbolique " ont poussé de plus en plus d'investisseurs vers les marchés d'actions. En outre, le 2etrimestre s'est caractérisé par une vague de fusions et d'acquisitions, nombre d'entreprises américaines absorbant des valeurs européennes.Dynamique retrouvéeDans ce contexte, nous sommes satisfaits d'avoir pu vendre au 1er semestre pas moins de sept valeurs en réalisant systématiquement une plus-value d'au moins 20% - Areva, Boskalis, Casino, CF Industries, Lafarge, Michelin, Schlumberger. Nous y voyons l'expression d'une dynamique retrouvée au sein de notre portefeuille, qui était absolument nécessaire. Nous sommes également rassurés qu'un acheteur se soit finalement présenté pour Lumina Copper, même si évidemment, nous aurions espéré qu'il fût plus généreux Pour autant, le tableau n'est pas parfait. L'offre peu généreuse et peu claire sur Anfield Nickel et les nouvelles turbulences autour de ThromboGenics furent sans nul doute les plus grandes déceptions des derniers mois. La vente prématurée d'Alstom nous a également privés d'une appréciable plus-value.Malgré ces éléments négatifs, le rendement du 1er semestre est somme toute largement enviable, et nettement supérieur à celui de l'indice mondial. Nous y voyons la confirmation que nos efforts doivent être poursuivis dans ce sens durant le second semestre.