Il y a deux semaines, nous nous penchions sur plusieurs trackers permettant de miser directement sur l'évolution du cours du pétrole. Nous avions conclu qu'un investissement par le biais de contrats à terme présentait également plusieurs inconvénients. Le principal problème réside actuellement dans la structure de prix des contrats à terme. Avec le pétrole brut en situation de contango, le roulement des positions engendre en effet un rendement négatif.
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Il y a deux semaines, nous nous penchions sur plusieurs trackers permettant de miser directement sur l'évolution du cours du pétrole. Nous avions conclu qu'un investissement par le biais de contrats à terme présentait également plusieurs inconvénients. Le principal problème réside actuellement dans la structure de prix des contrats à terme. Avec le pétrole brut en situation de contango, le roulement des positions engendre en effet un rendement négatif.VarianteIl est également possible d'investir dans le secteur par l'intermédiaire d'actions d'entreprises pétrolières et gazières. Tout comme le cours du pétrole lui-même, celles-ci sont en chute libre depuis l'été dernier. Le S&P Energy Index était le sous-indice le moins performant du S&P500 en 2014 et cette tendance s'est poursuivie au cours des premières semaines 2015. Le mois dernier, Thomson Reuters prévoyait une baisse moyenne des bénéfices trimestriels de 25% pour les entreprises pétrolières et gazières. Sur l'ensemble de l'exercice 2015, les bénéfices pourraient même afficher un recul de 45% par rapport à l'an dernier. La répétition générale de Royal Dutch Shell n'était en tout cas pas brillante. Le groupe néerlando-britannique a revu son budget d'investissement à la baisse à concurrence de 15 milliards USD. Le groupe américain Chevron a également décidé de réduire ses dépenses et de suspendre le programme de rachat d'actions propres. Les entreprises de services ne sont pas mieux loties. Nous pensons aux exploitants de plateformes de forage pétrolier et autres fournisseurs de services spécialisés dans le secteur. La semaine dernière, par exemple, le constructeur de machines Caterpillar a justifié des résultats trimestriels décevants par la baisse de la demande dans le secteur de l'énergie.Il existe plusieurs trackers qui permettent de diversifier aisément un investissement dans le secteur du pétrole et du gaz. Plusieurs de ces trackers sont spécialisés dans certaines niches (uniquement l'exploration et la production, uniquement les prestataires de services, etc.), mais nous nous concentrons ici sur les trois plus grands ETF en termes d'actifs sous gestion et de liquidité.Energy Select Sector SPDR FundTicker: XLEBourse: NYSE Arcaémission: décembre 1998Performance depuis le 01/01/2015: +1,1%Volume journalier moyen: 30,4 millionsActif sous gestion: 11,3 millions USDFrais annuels de gestion: 0,16%Select Sector SPDR est une famille de produits composée de 9 ETF sous la structure juridique d'un trust, personnalité juridique de droit anglo-saxon. L'un de ces trackers est donc l'Energy Select Sector SPDR Fund (ticker : XLE), coté sur le NYSE Arca. Il est émis par la société américaine State Street Global Advisors. Ce tracker arrive largement en tête en termes d'actifs et de liquidité. XLE se distingue en outre par des frais annuels de gestion très bas (à peine 0,16%). Le tracker reflète l'évolution de l'Energy Select Sector Index qui compte actuellement 44 entreprises. La liste fait la part belle aux entreprises pétrolières et gazières intégrées nord-américaines, qui sont donc actives à la fois dans la production et le raffinage. Elles prennent à leur compte 79% de l'indice. Les autres 21% sont constitués d'entreprises de services.Top 5Exxon Mobil16,6%Chevron Corp.13,6%Schlumberger7,2%Kinder Morgan4,5%Conoco Phillips4%Vanguard Energy Index FundTicker: VDEBourse: NYSE ArcaÉmission: septembre 2004Performance depuis le 01/01/2015: -+1%Volume journalier moyen: 670 000Actif sous gestion: 3,3 milliards USDFrais annuels de gestion: 0,14%Ce tracker émis par Vanguard est, derrière XLE, le plus grand du segment des actions liées aux gaz et pétrole. Les frais annuels facturés sont même encore plus bas. La principale différence réside dans l'indice sous-jacent, beaucoup plus diversifié : le MSCI US Investable Market Energy Index ne compte pas moins de 169 entreprises. Tout comme chez XLE, les entreprises pétrolières et gazières intégrées se taillent la part du lion. Les prestataires de services au secteur pétrolier prennent 16% de l'indice à leur compte, contre 10% pour les entreprises actives dans le stockage et le transport de gaz naturel. On remarque que le top 5 est identique à celui de XLE, même si l'ordre et le poids des entreprises diffèrent.Top 5Exxon Mobil22,2%Chevron Corp.11,8%Schlumberger6,3%Conoco Phillips4,5%Kinder Morgan4,2%SPDR Oil&Gas Exploration&Production ETFTicker: XOPBourse: NYSE ArcaPremière cotation: juin 2006Performance depuis la création : +7,3%Volume journalier moyen: 10,8 millionsActif sous gestion: 1,6 milliard USDFrais annuels de gestion: 0,35%Ce tracker (ticker : XOP) est également émis par State Street. L'indice sous-jacent est le S&P Oil&Gas Exploration&Production Select Industry Index. Il compte 82 entreprises, qui se voient attribuer un poids identique lors de chaque repondération trimestrielle. Au contraire du XLE et du VDE, les entreprises énergétiques intégrées ne représentent que 5% de l'indice. Chez XOP, vous chercherez en vain de grands noms comme Exxon ou Chevron. Les entreprises d'exploration et de production pèsent 78% de l'indice. Elles sont suivies par le raffinage et le marketing avec 17%.Les trois ETF présentés ci-dessus se concentrent sur l'industrie pétrolière américaine. On trouve également un tracker qui reflète l'évolution du cours des plus grandes actions européennes du secteur pétrolier et gazier sur la Bourse allemande. Il s'agit de l'iShares Stoxx Europe Oil&Gas ETF émis par BlackRock. Cet ETF est coté depuis juillet 2002 (code ISIN : DE000A0H08M3). Les frais annuels de gestion s'élèvent à 0,43%Top 5Royal Dutch Shell A27,7%BP14,9%Total14,5%ENI10%BG Group9,7%