Les détenteurs d'actions chinoises ne sont pas au bout de leurs peines. Même les plus grands noms, comme Alibaba, Tencent Holdings et autres Baidu, restent tout aussi durement touchés qu'avant le passage à l'année du Tigre, le 1er février dernier. Un phénomène auquel le gouvernement est loin d'être étranger: décidé à promouvoir l'égalité, le parti communiste continue de bombarder les entreprises (technologiques) de nouvelles réglementations, d'enquêtes et de lourdes amendes.
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Les détenteurs d'actions chinoises ne sont pas au bout de leurs peines. Même les plus grands noms, comme Alibaba, Tencent Holdings et autres Baidu, restent tout aussi durement touchés qu'avant le passage à l'année du Tigre, le 1er février dernier. Un phénomène auquel le gouvernement est loin d'être étranger: décidé à promouvoir l'égalité, le parti communiste continue de bombarder les entreprises (technologiques) de nouvelles réglementations, d'enquêtes et de lourdes amendes.N'oublions pas de surcroît la menace de radiation qui pèse en permanence sur les entreprises chinoises cotées aux Etats-Unis: la Chambre des représentants a en effet adopté la loi sur la responsabilité des sociétés étrangères (Holding Foreign Companies Accountable Act), qui donne à la SEC (US Securities and Exchange Commission, l'organisme américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) le pouvoir de retirer de la cote les sociétés étrangères qui ne permettent pas au régulateur américain de les auditer pendant trois années consécutives. Ainsi la SEC a-t-elle publié, le 11 mars, une liste de cinq sociétés chinoises (peu connues) menacées de radiation; ce qui a provoqué un nouveau mouvement de panique et donc, un net recul de presque toutes les entreprises de la République populaire cotées à Wall Street. Mais chaque chute est une opportunité d'achat unique. Apparemment dépassées par les ravages qu'elles ont elles-mêmes causés, les autorités chinoises se sont engagées à tout faire pour empêcher les marchés de s'effondrer davantage - une déclaration qui a suffi à enclencher un exceptionnel rebond des valeurs (phares) locales. La situation n'est de surcroît pas aussi sombre que le suggèrent les cours: les indicateurs avancés semblent avoir atteint un plancher et la Banque populaire de Chine, la banque centrale du pays, revoit ses taux d'intérêt à la baisse. Il nous semble en outre que sur le front de la "politique d'égalité", le pire est passé.Les actions chinoises se négocient avec une décote de 35% à 40% en moyenne par rapport aux actions occidentales. Rappelons que Warren Buffett recommande de vendre lorsque tout le monde veut acheter, et inversement. A la fin de l'année 2020, nous pointions du doigt l'enthousiasme excessif envers les géants chinois de la tech, qui, à l'instar de leurs homologues américains, étaient valorisés pour leur perfection. Aujourd'hui au contraire, alors que la Chine inquiète les marchés, investir dans ses entreprises nous paraît être la chose à faire: les valorisations sont faibles, voire très faibles, par rapport aux valorisations européennes et plus encore, américaines. Investir quelques pour cent de son portefeuille dans un tracker sur les actions chinoises tel que le iShares MSCI China (Euronext Amsterdam, ticker ICHN, code ISIN IE00BJ5JPG56) nous semble être une excellente idée à un horizon de 12 à 24 mois.