Les Bourses européennes ont connu un premier semestre difficile. Le Brexit fut l'événement le plus marquant, qui a amputé les marchés boursiers de 10% en une seule séance, et alourdi à 20% la perte des marchés depuis le début de l'année. Pour Wall Street, les dégâts se limitent à un statu quo après un début très difficile sur les six premières semaines, mais les indices américains avaient pris de l'avance ces 18derniers mois. Pour les Bourses européennes, 2015 avait encore très bien commencé et l'important retard sur les Bourses américaines semblait enfin près d'être rattrapé. Puis le repli en Europe s'était finalement amorcé ...

Les Bourses européennes ont connu un premier semestre difficile. Le Brexit fut l'événement le plus marquant, qui a amputé les marchés boursiers de 10% en une seule séance, et alourdi à 20% la perte des marchés depuis le début de l'année. Pour Wall Street, les dégâts se limitent à un statu quo après un début très difficile sur les six premières semaines, mais les indices américains avaient pris de l'avance ces 18derniers mois. Pour les Bourses européennes, 2015 avait encore très bien commencé et l'important retard sur les Bourses américaines semblait enfin près d'être rattrapé. Puis le repli en Europe s'était finalement amorcé l'été dernier, de sorte que les returns annuels se sont colorés de rouge.Pour nous, il était cependant essentiel que les niveaux de planchers de février restent en place sur les Bourses européennes, car autrement la tendance baissière se confirmerait en Europe. A peu près au même moment, on constate que les indices boursiers américains ont dépassé les sommets de l'an dernier et qu'il y a place pour de nouveaux records durant les prochains mois et semaines. Car une politique agressive de la Banque centrale est désormais exclue dans le contexte actuel, et il est probable que les bénéfices des entreprises américaines augmentent, y compris dans le secteur énergétique. Le Brexit a cependant surtout des effets importants sur les marchés obligataires; les rendements ont encore baissé et les taux sont encore plus largement négatifs. Plusieurs milliers de milliards de dollars d'obligations d'États industrialisés (environ 40%) sont désormais associés à un taux négatif. Ce qui a réamorcé une chasse au rendement, dont la première étape est la Bourse. Les actions productrices de dividendes sont les plus recherchées. Ajoutons que la stabilité des dividendes est essentielle également. La couverture des dividendes est à son plus faible niveau des deux dernières décennies.Ce qui confirme le mode "stop & go" qui caractérise les Bourses occidentales depuis déjà plusieurs années; l'alternance de bonnes et moins bonnes périodes. Après un passage difficile durant les six à douze derniers mois, la période des six prochains mois s'annonce plus réjouissante. Nous ne souhaitons pas nous avancer davantage pour l'instant. Principalement parce que Wall Street demeure extrêmement important pour l'Europe et que la série de recors s'opérerait à partir d'un marché haussier déjà long (89mois) et d'un niveau de valorisation élevé, qui ne se justifie que par les niveaux de taux (ultra)faibles. Difficile d'y ajouter une nouvelle hausse en théorie. Mais nous tablons malgré tout d'abord sur un potentiel de 10 à 15% pour les marchés occidentaux, vers le début de 2017. Il est logique dès lors que nous préférions supprimer la protection pendant au moins quelque temps.Nous avons déjà indiqué que d'autres opportunités existent ailleurs _ dans les pays émergents. Pour des returns peut-être même supérieurs, à présent que la période défavorable pour les métaux de base et le pétrole semble révolue. Le potentiel de redressement est particulièrement grand, compte tenu des prestations très faibles de l'an dernier, voire des dernières années.