C'est un secret de Polichinelle: aux Etats-Unis, l'infrastructure est indigne d'une grande nation. Tant Hillary Clinton que Donald Trump le soulignaient déjà, à la veille des présidentielles de 2016. Un rapport publié début 2021 par l'American Society of Civil Engineers conclut à la nécessité d'investir quelque 2.900 milliards de dollars sur la prochaine décennie.
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C'est un secret de Polichinelle: aux Etats-Unis, l'infrastructure est indigne d'une grande nation. Tant Hillary Clinton que Donald Trump le soulignaient déjà, à la veille des présidentielles de 2016. Un rapport publié début 2021 par l'American Society of Civil Engineers conclut à la nécessité d'investir quelque 2.900 milliards de dollars sur la prochaine décennie. Mais si tout le monde s'accorde sur le principe, l'élaboration d'un plan concret est complexe. Le plan initial du président Joe Biden prévoyait l'investissement de plus de 2.000 milliards de dollars dans la modernisation des infrastructures, mais après plusieurs mois de débats houleux, après le Sénat en août, la Chambre des représentants a validé début novembre le montant, plus raisonnable mais non moins colossal, de 1.200 milliards de dollars.Si le plan n'offre pas d'opportunités uniques à court terme pour l'investisseur, l'on sait déjà que les routes, ponts, ports et grands travaux d'infrastructure se verront attribuer 110 milliards de dollars, les trains et transports publics 105 milliards de dollars et l'approvisionnement en eau et en énergie et les connexions internet, 266 milliards de dollars. Ce plan est du pain bénit pour les fournisseurs de matériaux de construction et les entreprises sidérurgiques. Les analystes américains épinglent Vulcan Materials, le plus grand fournisseur d'agrégats de béton aux Etats-Unis, et Nucor (acier); ces deux titres sont inclus dans le Global X US Infrastructure Development ETF (ticker sur le NYSE: PAVE), par le biais duquel l'on peut miser sur le thème de manière diversifiée. Une exposition est également possible via le fonds de capitalisation M&G (LUX) Global Listed Infrastructure Fund A EUR, investi à 56,3% en Amérique du Nord. L'on peut aussi miser sur l'eau, et notamment avec l'Invesco S&P Global Water Index ETF (ticker sur le NYSE: CGW) ou le BNP Paribas Funds Aqua EUR (code ISIN LU1165135440). ArcelorMittal profitera également de la hausse de la demande d'acier et CFE, via sa filiale DEME, entrevoit des possibilités supplémentaires aux Etats-Unis pour les années à venir, notamment dans l'éolien.