Près de cinq ans après l'approbation européenne du ChondroCelect, un médicament innovant à base de cellules souches destiné à réparer des lésions cartilagineuses, TiGenix a décidé d'en concéder en licence les droits commerciaux pour 10 ans à Sobi, une entreprise familiale suédoise spécialisée dans les maladies rares, en avril dernier. TiGenix recevra 22% de royalties sur les ventes nettes pendant la première année, 20% ensuite. Le produit n'est remboursé qu'en Belgique, aux Pays-Bas et en Espagne, et le chiffre d'affaires ne couvre pas encore tous les coûts. En juin, TiGenix a également vendu son site de production de thérapie cellulaire aux Pays-Bas à PharmaCell pour 4,25 millions EUR. Les deux transactions cumulées engendrent une économie annuelle d'au moins 5 millions EUR. Une position de trésorerie très fragile de 3,7 millions EUR fin juin 2013 a contraint l'entreprise à procéder à deux nouvelles émissions d'actions : 26 millions d'actions à 0,25 EUR par action en juille...

Près de cinq ans après l'approbation européenne du ChondroCelect, un médicament innovant à base de cellules souches destiné à réparer des lésions cartilagineuses, TiGenix a décidé d'en concéder en licence les droits commerciaux pour 10 ans à Sobi, une entreprise familiale suédoise spécialisée dans les maladies rares, en avril dernier. TiGenix recevra 22% de royalties sur les ventes nettes pendant la première année, 20% ensuite. Le produit n'est remboursé qu'en Belgique, aux Pays-Bas et en Espagne, et le chiffre d'affaires ne couvre pas encore tous les coûts. En juin, TiGenix a également vendu son site de production de thérapie cellulaire aux Pays-Bas à PharmaCell pour 4,25 millions EUR. Les deux transactions cumulées engendrent une économie annuelle d'au moins 5 millions EUR. Une position de trésorerie très fragile de 3,7 millions EUR fin juin 2013 a contraint l'entreprise à procéder à deux nouvelles émissions d'actions : 26 millions d'actions à 0,25 EUR par action en juillet et 34,2 millions d'actions à 0,351 EUR par action en novembre 2013. Le nombre d'actions en circulation a explosé depuis 2009, passant de 24 millions à 160 millions. Un point positif est cependant que la dernière augmentation de capital a été entièrement souscrite par Grifols, une grande entreprise espagnole active dans les soins de santé qui possède une vision à long terme et devient ainsi le plus grand actionnaire de l'entreprise. Avec 19,2 millions EUR fin juin, TiGenix dispose de liquidités pour tenir jusqu'en septembre 2015. A cette date, les résultats d'une étude européenne de phase III avec le Cx601, un médicament contre les fistules péri-anales chez les patients souffrant de la maladie de Crohn, seront connus. TiGenix table sur une approbation européenne en 2017 pour une indication représentant environ 51.000 patients par an. L'entreprise recherche un partenaire pour la poursuite du développement clinique du Cx601 aux Etats-Unis. Le Cx611 est un 2e candidat clinique provenant du pipeline de Cellerix, l'entreprise espagnole rachetée en 2011. Après la publication des bons résultats d'études de phases IIa en avril 2013, le développement du Cx611 a été poursuivi pour les rhumatismes et les septicémies graves. TiGenix a franchi plusieurs étapes positives l'an dernier et nous relevons par conséquent l'avis, à conserver (2C). L'action n'est pas encore digne d'achat, mais les actionnaires existants peuvent le rester. Au terme du 3e trimestre 2015, l'entreprise aura à nouveau besoin de capitaux, même en cas de résultat négatif pour le Cx601. L'action Transocean est à nouveau sous pression. La trouvez-vous toujours digne d'achat ?En sa qualité de premier fournisseur d'installations de forage, Transocean n'a pas échappé au fameux creux cyclique du secteur des services pétroliers. Pourtant, l'entreprise affiche des performances meilleures que prévu au 1er semestre. La hausse de 2,3% du chiffre d'affaires (CA), combinée à une réduction des coûts opérationnels de 8,6% et à une baisse des charges d'intérêts de 21% (grâce à la diminution de l'endettement) a entraîné un bond de 65% du bénéfice par action, à 2,86 USD (1,73 USD l'an dernier). Le tarif journalier moyen a progressé de 372.100 USD l'an dernier à 411.500 USD, mais le taux d'occupation s'est contracté de 80% à 78%. Il faudra sans doute deux ans avant que le marché se reprenne, mais entre-temps, Transocean rajeunit la flotte. Deux nouvelles plateformes de forage en eaux ultraprofondes ont récemment été mises en service, 7 autres (dont 5 avec un contrat de longue durée) seront livrées au cours des années à venir. En outre, 5 plateformes pour eaux peu profondes (livraison à partir de 2016, toutes sans contrat) ont été commandées. Leur financement s'effectue notamment par le biais de la cotation boursière de Transocean Partners (depuis juillet sur le NYSE, ticker RIGP), un Master Limited Partnership (MLP). C'est une manière fiscalement avantageuse de scinder une série de plateformes assorties de contrats de longue durée et de leur conférer une cotation autonome en Bourse. Dans la même dynamique de rajeunissement, Transocean a annoncé en mai la création, plus tard cette année, de Caledonia Offshore Drilling Company. Elle hébergera 8 plateformes pour eaux peu profondes actives dans la mer du Nord, dans l'objectif de les scinder ou de les vendre ultérieurement. Plus récemment, l'action n'a guère réagi à une décision judiciaire pourtant positive liée à la catastrophe de Macondo en 2010. Un juge a estimé qu'au contraire de BP, Transocean n'avait pas commis de négligence grave. Bien qu'il ne s'agisse pas encore d'un jugement définitif, cette décision consolide la direction dans son opinion que Transocean ne devra verser aucune réparation supplémentaire. Nous maintenons notre avis digne d'achat (1B) en raison de la faible valorisation (0,8 fois la valeur comptable, 8,2 fois le bénéfice attendu 2014) et des perspectives à long terme positives.