ThromboGenics versera 1 million EUR à Galapagos pour l'acquisition des droits de développement de THR-687, un candidat médicament en phase préclinique pour les maladies oculaires liées au diabète. Comme en témoignent les paiements d'étape limités, le contrat n'a rien d'exceptionnel, mais il s'inscrit parfaitement dans la nouvelle stratégie déployée depuis l'été dernier. Celle-ci consiste d'abord à réduire nettement l'organisation commerciale aux États-Unis afin d'atteindre le break-even (ni bénéfices, ni pertes) sur Jetrea, un médicament oculaire pour l'adhérence vitréomaculaire (AVM), à partir de 2016. Les ventes de Jetrea aux États-Unis ont atteint 3,1millions EUR au 2esemestre (4,3millions EUR au 1ersemestre), alors que les revenus de royalties versés par Alcon (ventes en dehors des États-Unis) baissaient de 1,8million EUR au 1ersemestre à 1,4million EUR au deuxième. Le deuxième élément de la nouvelle stratégie _ qui est aussi le plus important _ consiste à placer l'accent sur le développement de nouveaux médicaments pour les mala...

ThromboGenics versera 1 million EUR à Galapagos pour l'acquisition des droits de développement de THR-687, un candidat médicament en phase préclinique pour les maladies oculaires liées au diabète. Comme en témoignent les paiements d'étape limités, le contrat n'a rien d'exceptionnel, mais il s'inscrit parfaitement dans la nouvelle stratégie déployée depuis l'été dernier. Celle-ci consiste d'abord à réduire nettement l'organisation commerciale aux États-Unis afin d'atteindre le break-even (ni bénéfices, ni pertes) sur Jetrea, un médicament oculaire pour l'adhérence vitréomaculaire (AVM), à partir de 2016. Les ventes de Jetrea aux États-Unis ont atteint 3,1millions EUR au 2esemestre (4,3millions EUR au 1ersemestre), alors que les revenus de royalties versés par Alcon (ventes en dehors des États-Unis) baissaient de 1,8million EUR au 1ersemestre à 1,4million EUR au deuxième. Le deuxième élément de la nouvelle stratégie _ qui est aussi le plus important _ consiste à placer l'accent sur le développement de nouveaux médicaments pour les maladies oculaires liées au diabète: un marché en plein essor, avec une croissance annuelle attendue de 16,1% entre 2015 et 2013, contre 6,8% pour le marché total des médicaments oculaires. Lors d'une récente journée des investisseurs, ThromboGenics a livré quelques détails concernant un pipeline de quatre candidats médicaments si on inclut THR-687 récemment pris en licence. Une étude de phaseII (CIRCLE) est en cours avec THR-409 (Jetrea) contre la rétinopathie diabétique (RD). L'objectif est de décoller la rétine et le vitré par le biais d'au maximum trois injections mensuelles (résultats attendus au 2esemestre 2017) et de démontrer que ce décollement empêche la maladie d'évoluer en RD proliférative (RDP; une maladie qui peut mener à la cécité; résultats en 2018). Le deuxième produit en développement est THR-317 (l'ancien TB-403), un médicament anti-PLGF sur lequel une étude de phaseIb/IIa sera lancée fin 2016 pour les patients souffrant d'une RDP ou d'un oedème maculaire diabétique (OMD). THR-149 est un médicament en phase préclinique qui découle de la collaboration avec Bicycle Therapeutics, et pour lequel une étude de phaseI sera lancée d'ici à la fin 2017. Enfin, Oncurious, une étude de phaseI/IIa contre le médulloblastome, la forme la plus fréquente de cancer du cerveau chez les enfants, commencera au cours du trimestre à venir dans le cadre d'une collaboration entre ThromboGenics (actionnaire majoritaire) et le VIB (Institut flamand pour la Biotechnologie). Fin 2015, la position de trésorerie s'élevait à 101,4millions EUR, de quoi tenir trois ans. Les premiers résultats cliniques du pipeline devront donc permettre d'attirer des capitaux frais d'ici là. Nous confirmons notre conseil " conserver " (2C), avec un risque supérieur à la moyenne. Je possède toujours des actions LafargeHolcim. Comment faut-il interpréter les résultats annuels 2015? Au sein du portefeuille modèle, nous avons vendu au début de cette année notre position dans le groupe fusionné LafargeHolcim (vente à 43,025 EUR) en raison de nos doutes concernant l'économie mondiale et en particulier la Chine en 2016. Le plus grand cimentier au monde a enregistré une dépréciation unique de quelque 3milliards de francs suisses (CHF) au 4etrimestre. L'entreprise évoque la détérioration des conditions de marché au Brésil, en Russie, en Irak et en Chine, ainsi que l'arrêt de plusieurs activités à la suite de la fusion. Le chiffre d'affaires (CA) a baissé de 5,7% à 7,44milliards CHF au 4etrimestre. En tenant compte des désinvestissements, la hausse ressort à 1,7%, inférieure à la croissance des volumes de 4,8%. Sur une base annuelle, le CA s'est contracté de 6,2% à 29,48milliards CHF, +0,1% en termes récurrents (hors éléments uniques). Les cash-flows opérationnels récurrents (REBITDA) ont reculé de 15,3% (-8,4% sur base comparable) au 4etrimestre, et de 10,7% sur une base annuelle (-4,6%). Les marges sont donc sous pression. Pour cette année, la direction table sur une croissance des volumes plutôt décevante de 2% à 4%. La moitié des synergies liées à la fusion _ EBITDA de 1,1milliard CHF pour fin 2017 _ auront été réalisées fin 2016. L'entreprise est toujours dans les temps pour enregistrer des cash-flows libres d'au moins 10milliards CHF durant la période 2016-2018. La position nette d'endettement de 17,3milliards CHF doit retomber à 13milliards CHF cette année, grâce à des ventes d'actifs pour au moins 3,5milliards CHF. Optimiste, le groupe table sur un EBITDA de 8milliards CHF en 2018, contre 5,8milliards CHF en 2015. Les prévisions moyennes des analystes font cependant état de 6milliards CHF pour 2016 et de 7,32milliards CHF pour 2018, nettement en deçà des objectifs de l'entreprise. L'actionnaire a droit à un dividende brut de 1,5CHF par action, supérieur au 1,3CHF par action promis en juillet 2015. LafargeHolcim affiche une valorisation acceptable à 20,3fois les bénéfices attendus en 2016 et avec une valeur d'entreprise correspondant à huit fois les cash-flows opérationnels attendus (EBITDA) en 2016. L'action a récupéré le terrain perdu en janvier (à 30,33EUR), mais reste sensible au climat boursier général. Nous confirmons notre conseil " conserver " (2A).