Avec le Jetrea, ThromboGenics (21,3 EUR; NYSE Euronext Bruxelles) a accompli un parcours presque sans faute en matière de tests cliniques et d'approbation d'organes réglementaires. Le "National Institute for Health and Care Excellence" (NICE) britannique a publié lundi une recommandation finale positive concernant un éventuel remboursement. Une décision qui ouvre la voie vers une approbation officielle du remboursement du médicament au Royaume-Uni avant la fin de l'année. Actuellement, le Jetrea n'y est proposé que dans les hôpitaux privés (10% du marché). La recommandation finale sur les conditions de remboursement en Allemagne tombera en octobre. Alcon a obtenu l'autorisation du Jetrea au Canada au début du mois. Il semble logique que Thrombo profite ensuite de l'expertise d'Alcon au Canada pour affiner sa propre stratégie commerciale aux Etats-Unis. Sans doute sera-t-il nécessaire de familiariser les ophtalmologues ordinaires à l'utilisation du Jetrea pour réaliser pleinement le potent...

Avec le Jetrea, ThromboGenics (21,3 EUR; NYSE Euronext Bruxelles) a accompli un parcours presque sans faute en matière de tests cliniques et d'approbation d'organes réglementaires. Le "National Institute for Health and Care Excellence" (NICE) britannique a publié lundi une recommandation finale positive concernant un éventuel remboursement. Une décision qui ouvre la voie vers une approbation officielle du remboursement du médicament au Royaume-Uni avant la fin de l'année. Actuellement, le Jetrea n'y est proposé que dans les hôpitaux privés (10% du marché). La recommandation finale sur les conditions de remboursement en Allemagne tombera en octobre. Alcon a obtenu l'autorisation du Jetrea au Canada au début du mois. Il semble logique que Thrombo profite ensuite de l'expertise d'Alcon au Canada pour affiner sa propre stratégie commerciale aux Etats-Unis. Sans doute sera-t-il nécessaire de familiariser les ophtalmologues ordinaires à l'utilisation du Jetrea pour réaliser pleinement le potentiel commercial à terme. On pense automatiquement à l'appareil commercial plus étendu d'Alcon pour faciliter l'évolution des habitudes de traitement. Et, par extension, à un rachat de Thrombo par Alcon. Les droits commerciaux hors Etats-Unis fournissent en tout cas à Alcon l'avantage unique de pouvoir observer de près le potentiel du produit. Le prix sera bien entendu un élément crucial en cas d'acquisition et la forte baisse de sa capitalisation boursière rend l'entreprise biotech louvaniste plus vulnérable. Cette capitalisation boursière, combinée à la confirmation du potentiel commercial du Jetrea au cours des six à douze prochains mois chez Alcon même, sera déterminante pour le lancement ou non d'une offre. Un autre élément important à court terme sera l'attitude qu'adoptera Alcon concernant le lancement ou non d'une nouvelle étude clinique pour les patients souffrant de DMLA (dégénérescence maculaire). Les résultats complets de la dernière étude de phase IIa seront publiés lors d'un congrès en novembre. La décision sur de nouvelles études, qui seront financées à 50/50 par Thrombo et Alcon, doit cependant être prise par un comité commun. Les Louvanistes sont en tout cas demandeurs. Le gros défi de Thrombo est plus que jamais de transformer l'innovant Jetrea en une success-story commerciale. L'évolution du cours restera volatile au cours des mois à venir, jusqu'à ce que l'on y voie plus clair dans le potentiel commercial et les possibilités d'acquisition (3C). Pouvez-vous dresser un état des lieux du groupe américain Archer Daniels Midland ?Le groupe américain Archer Daniels Midland (35,21 USD; ticker ADM sur la Bourse de New York) fait partie du quatuor "ABCD" qui domine la filière de la production et de la transformation dans le secteur agricole. ADM a lancé l'an dernier un plan stratégique axé sur les marchés émergents d'Amérique latine, d'Europe de l'Est et d'Asie. C'est dans ce cadre que s'inscrivait l'offre de 3,4 milliards AUD (12,20 AUD par action) en cash lancée sur GrainCorp fin 2012. Le premier exportateur de céréales d'Australie bénéficie d'une situation favorable pour desservir les marchés de l'Asie, du Moyen-Orient et de l'Afrique. Reste à attendre l'aval définitif des autorités à la concurrence chinoises et australiennes. Les autres accents du plan stratégique sont la réalisation de 200 millions USD d'économies et le renforcement de la trésorerie par une réduction du fonds de roulement de 2 milliards USD et une diminution des dépenses d'investissement. Les chiffres du 2e trimestre ont été légèrement supérieurs aux attentes. L'importante division "Transformation des oléagineux" a apporté une contribution stable au bénéfice opérationnel (ebit) de 321 millions USD, contre 331 millions USD l'an dernier et 313 millions USD au 1er trimestre. La division "Transformation du maïs" a enregistré une belle hausse de l'ebit de 74 millions USD l'an dernier à 233 millions USD au 2e trimestre (153 millions USD au trimestre précédent). En cause : l'évolution positive des activités liées à l'éthanol, une niche en forte surcapacité. La division logistique "Services agricoles" a déçu avec un recul de l'ebit de 123 millions USD l'an dernier à 81 millions USD (151 millions USD au 1er trimestre). Les moins bonnes récoltes de l'an dernier ont pesé sur les volumes et sur les marges. Au total, le bénéfice récurrent (hors éléments uniques) s'élevait à 0,46 USD par action contre 0,38 USD au même trimestre l'an dernier et 0,48 USD au trimestre passé. Les analystes tablaient en moyenne sur 0,44 USD. Une récolte tardive, mais abondante aux états-Unis devrait apporter une amélioration à partir du 4e trimestre. L'action ADM a subi une petite correction cette semaine après s'être magnifiquement reprise de la chute du cours de l'an dernier consécutive à une sécheresse exceptionnelle aux Etats-Unis. Cependant, le cours a déjà pris une avance sur le rebond des bénéfices (+40%) attendu en 2014. L'avis est par conséquent maintenu provisoirement à "réduire" (4B).