En mai, le géant espagnol de télécommunications Telefonica était sorti du portefeuille modèle après des résultats décevants au 1er trimestre. Le 2e trimestre n'a pas apporté d'amélioration, puisque le chiffre d'affaires (CA) a de nouveau reculé de 11,8%, ce qui porte la baisse totale sur le 1er semestre à 12,6%. Le redressement espéré en Espagne se fait toujours attendre, avec une baisse du CA plus importante (-9,1%) qu'au cours du 1er trimestre (après six mois : -8,6%). La direction espère pourtant que la deuxième moitié de l'année sera meilleure. L'acquisition d'E-plus, l'ancienne filiale de KPN, n'a pas permis non plus d'endiguer la chute du CA en Allemagne (-6,6% au 1er semestre). Mais Telefonica est également présente en Amérique latine, continent qui a pris à son compte 50,2% du CA du groupe au 1er semestre. Telefonica s'y est constitué une position très robuste avec les marques Vivo (leader dans le segment mobile au Brésil avec une part de marché de 28,8%) et Movistar (le restant de l'Amérique latine). Le nom...

En mai, le géant espagnol de télécommunications Telefonica était sorti du portefeuille modèle après des résultats décevants au 1er trimestre. Le 2e trimestre n'a pas apporté d'amélioration, puisque le chiffre d'affaires (CA) a de nouveau reculé de 11,8%, ce qui porte la baisse totale sur le 1er semestre à 12,6%. Le redressement espéré en Espagne se fait toujours attendre, avec une baisse du CA plus importante (-9,1%) qu'au cours du 1er trimestre (après six mois : -8,6%). La direction espère pourtant que la deuxième moitié de l'année sera meilleure. L'acquisition d'E-plus, l'ancienne filiale de KPN, n'a pas permis non plus d'endiguer la chute du CA en Allemagne (-6,6% au 1er semestre). Mais Telefonica est également présente en Amérique latine, continent qui a pris à son compte 50,2% du CA du groupe au 1er semestre. Telefonica s'y est constitué une position très robuste avec les marques Vivo (leader dans le segment mobile au Brésil avec une part de marché de 28,8%) et Movistar (le restant de l'Amérique latine). Le nombre de raccordements a augmenté de 4,1% ces 12 derniers mois pour atteindre 223,8 millions, dont 186,8 millions de clients mobiles (+4,3%). Cette année, les résultats sont très décevants en raison des écarts de change, mais aussi de l'évolution des tarifs qui sont, comme en Europe, sous pression. Le potentiel de croissance est cependant considérable à plus long terme. Telefonica veut dès lors continuer à investir dans la région et a lancé début août une offre sur l'entreprise brésilienne Global Village Telecom (GVT), propriété du groupe français Vivendi. GVT est un acteur en plein essor et la combinaison Vivo-GVT deviendrait la plus grande entreprise de télécommunications au Brésil. Dans le cadre de la transaction, Telefonica est disposée à vendre ses actions (8,3%) dans Telecom Italia à Vivendi. L'offre initiale s'élevait à 6,7 milliards EUR, mais après une contre-offre de Telecom Italia, Telefonica a surenchéri à 7,45 milliards EUR. Telefonica avait déjà voulu acquérir GVT en 2009, mais Vivendi lui avait damé le pion en versant 3,2 milliards EUR. Si l'acquisition se réalise, les Espagnols paieront donc plus du double. L'entreprise prévoit cependant pour 450 millions EUR de synergies d'ici à 2020. A 12,6 fois le bénéfice attendu en 2014, Telefonica affiche une valorisation supérieure de 10% à la moyenne du secteur. Mais nous trouvons la prime justifiée vu les meilleures perspectives de croissance et nous maintenons dès lors l'avis "à conserver" (2B). Je possède toujours des actions Asian Bamboo en portefeuille. Le cours s'est complètement effondré. Y a-t-il encore du sens à conserver mes actions ?Asian Bamboo, le plus grand producteur de bambou en Chine, est englué depuis plusieurs années dans une spirale négative. En cause : une combinaison d'initiatives malheureuses (projet de fibres de bambou, activités de trading sur le bambou), une pénurie chronique de main-d'oeuvre et des contrecoups climatologiques. En 2013, l'entreprise a enregistré de lourdes dépréciations - pour un total de 190 millions EUR - et décidé d'opérer un renversement stratégique complet, en se lançant dans des activités immobilières. Les activités dans le bambou seront rationalisées. D'ici à l'an prochain, la superficie de plantations matures sera ramenée de 54.511 hectares (ha) à 37.383 ha. Le droit d'usage sur 4173 ha a déjà été abandonné - une économie de 9,5 millions EUR en frais de leasing - et 12.955 ha supplémentaires seront vendus dans les six mois pour au moins 10 millions EUR. Les autres plantations seront conservées. Une usine de transformation et des terres adjacentes seront cédées en 2015 pour au moins 5 millions EUR. Le produit de ces ventes servira à rembourser (une partie) des dettes - 28,7 millions EUR fin juin. Un élément crucial dans le lancement des activités immobilières est l'émission d'une obligation convertible à trois ans. Alors qu'elle était initialement prévue en juin après l'approbation de la réorientation stratégique par les actionnaires, les conditions de l'émission ne sont toujours pas connues à ce jour. Il est cependant clair que le nombre d'actions en circulation - 15,3 millions - augmentera plus que prévu au départ (à 19,9 millions). Le fondateur et CEO Lin Zuojun, qui détient 38,07% des actions, a assuré qu'il souscrirait lui-même les titres qui n'auraient pas trouvé preneur au terme de l'émission. En outre, le CEO a accordé un prêt personnel de 11,8 millions EUR (converti entretemps en une ligne de crédit) et a renoncé à son salaire. Le CA continue à s'effriter : 10,8 millions EUR au 1er semestre, contre 13,7 millions EUR l'an dernier. Les 6,8 millions EUR de profits réalisés sur la vente de plantations ont permis au groupe d'enregistrer un bénéfice net de 8,1 millions EUR (0,45 EUR par action), contre une perte de 2,2 millions EUR l'an dernier. Fin juin, la trésorerie s'élevait à 26,1 millions EUR. On peut le comprendre : le marché a perdu toute confiance dans Asian Bamboo. En raison de la valorisation extrêmement basse, nous conserverions quand même les positions existantes, mais ne souscrivez pas à l'émission obligataire. A conserver (2C).