Mosaic est né en 2004 du mariage entre IMC Global et la division Produits phytosanitaires de Cargill, un des quatre géants de l'agribusiness. Par sa capacité, l'entité fusionnée est, à l'échelon mondial, le quatrième spécialiste des engrais potassiques et le numéro deux des engrais phosphatés. Et si l'on additionne ses capacités de production des deux types d'engrais, Mosaic est, avec 26,6 millions de tonnes, en haut du podium. En 2014, le groupe a développé un troisième pôle d'activité stratégique, en Amérique latine, grâce à trois acquisitions ciblées, dont la plus importante de son histoire, finalisée début 2018, est celle de Vale Fertilizantes, puisqu'il a déboursé pour cette division de Vale 2,5 milliards de dollars.
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Mosaic est né en 2004 du mariage entre IMC Global et la division Produits phytosanitaires de Cargill, un des quatre géants de l'agribusiness. Par sa capacité, l'entité fusionnée est, à l'échelon mondial, le quatrième spécialiste des engrais potassiques et le numéro deux des engrais phosphatés. Et si l'on additionne ses capacités de production des deux types d'engrais, Mosaic est, avec 26,6 millions de tonnes, en haut du podium. En 2014, le groupe a développé un troisième pôle d'activité stratégique, en Amérique latine, grâce à trois acquisitions ciblées, dont la plus importante de son histoire, finalisée début 2018, est celle de Vale Fertilizantes, puisqu'il a déboursé pour cette division de Vale 2,5 milliards de dollars. Mosaic préférera sans doute oublier l'année qui s'achève. Une digue a rompu sur un site appartenant à Vale, au Brésil, ce qui a incité les autorités à durcir la législation en matière de sécurité. Mosaic n'a donc pas seulement été contraint d'interrompre la production dans trois mines, il a aussi dû y investir 80 millions de dollars, une dépense bien entendu imprévue. Aux Etats-Unis, l'automne très humide de 2018 puis le printemps on ne peut plus humide de 2019 ont pesé sur la demande d'engrais, phosphatés surtout. Au printemps dernier, le groupe a dès lors réduit la production de ceux-ci. Comme si cela ne suffisait pas, la saison automnale a commencé plus tard que de coutume. Et l'incertitude qu'a suscitée l'absence de conclusion d'un nouveau contrat de livraison de potasse avec la Chine a elle aussi pesé sur les résultats du groupe. Maigre consolation: presque tous les grands producteurs de potasse ont revu à la baisse la production prévisionnelle du minerai. Epinglons une bonne nouvelle, cependant. Mosaic a réussi à économiser plus rapidement que prévu les 275 millions de dollars escomptés cette année, grâce à l'acquisition de Vale Fertilizantes; d'ici à la fin 2022, il entend réaliser encore 200 millions d'économies. Mais cette nouvelle ne fera pas oublier qu'initialement, Mosaic tablait pour 2019 sur des cash-flows opérationnels récurrents (Rebitda) de 2,2-2,4 milliards de dollars et sur un bénéfice net récurrent par action compris entre 2,1 et 2,5 dollars. Trois avertissements plus tard, le premier n'est plus estimé qu'entre 1,4 et 1,5 milliard de dollars et le dernier, entre 0,5 et 0,6 dollar. Sans même tenir compte d'un redressement des cours des engrais, Mosaic pronostique pour l'exercice 2020 une hausse du Rebitda d'au moins 225 millions de dollars en glissement annuel - en 2019, il y aura eu 100 millions de dollars de dépenses exceptionnelles (80 millions après la rupture d'une digue au Brésil et 20 millions de frais d'entretien après la fermeture d'une mine en Amérique du Nord (Plant City); de nouvelles économies sont attendues en Amérique latine (Mosaic Fertilizantes) l'an prochain; et l'augmentation attendue de la production dans le puits K3, inauguré récemment dans la mine de potasse Esterhazy (Canada), devrait apporter 70-80 millions de dollars de Rebitda, en 2020. Mosaic a vraiment manqué de chance en 2019. Nous escomptons une remontée des cours des engrais phosphatés, après une baisse progressive de leurs exportations depuis la Chine. A l'automne, l'action est retombée à son plus bas niveau depuis 2006. A 0,75 fois sa valeur comptable, elle s'échange 30% sous la moyenne à cinq ans. A 13,5 fois le bénéfice attendu en 2020, son cours actuel n'anticipe aucune amélioration. La valeur de l'entreprise (EV) correspond à 6,5 fois l'Ebitda escompté en 2020. N'oublions pas que le programme de rachats d'actions propres en cours soutiendra l'action. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 20,23 dollarsTicker: MOS USCode ISIN: US61945C1036Marché: New YorkCapit. boursière: 7,7 milliards USDC/B 2018: 12C/B 2019: 31Perf. cours sur 12 mois: -33%Perf. cours depuis le 01/01: -31%Rendement du dividende: 1%