Le géant norvégien du pétrole Statoil n'a pas non plus échappé à la (nouvelle) correction brutale qui a frappé le secteur pétrolier après que l'OPEP (groupe des pays producteurs de pétrole, qui comprend notamment l'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Irak et le Venezuela) a décidé, à la fin de la semaine dernière, de ne pas abaisser le plafond de production actuel de 30 millions de barils par jour. L'OPEP (lisez : l'Arabie Saoudite) laisse donc libre cours à la baisse du prix de l'or noir, qui s'échange désormais autour de 70 USD le baril, 32% sous le pic annuel de 112 USD atteint en juin. L'Arabie Saoudite cherche ainsi à protéger sa part de marché, mise sous pression par l'essor du pétrole et du gaz de schiste américain. L'Arabie Saoudite affiche un coût de production très bas de seulement 27 USD le baril, alors que la moyenne pour le pétrole de schiste américain - et malgré les améliorations technologiques - s'établit entre 70 et 75 USD le baril. Ce petit jeu politique pourrait encore durer quelque temps, et nous n'envisageo...