Dans cette optique, un investissement dans Sofina n'est certainement pas un mauvais choix. Le holding verse en effet un dividende en hausse chaque année, bien qu'un dividende net de 1,63 EUR par action 2014 - soit un rendement net de 1,8% sur la base du cours actuel - ne puisse certainement pas être qualifié de généreux. Une poursuite de la hausse, à commencer par un dividende net attendu de 1,73 EUR par action en 2015, est réaliste compte tenu de la situation financière solide de Sofina. Le holding est contrôlé par la famille Boël par l'entremise de plusieurs sociétés. Il s'agit des participations de l'Union Financière Boël (UFB; 19,1%), la SPI (15,56%), Samic (1,89%) et Henex (16,52%). Cette dernière a disparu des tables de cotation l'an dernier après une offre d'UFB. Enfin, Sofina détient encore 3,07% (légère hausse récente) d'actions propres. Le tout représente une participation totale de 56,15%. La valeur nette d'inventaire actuelle (VNI) s'élève à 4,8 milliards EUR, ou 139 EUR par action. Plus de la moitié (53,8%) de cel...

Dans cette optique, un investissement dans Sofina n'est certainement pas un mauvais choix. Le holding verse en effet un dividende en hausse chaque année, bien qu'un dividende net de 1,63 EUR par action 2014 - soit un rendement net de 1,8% sur la base du cours actuel - ne puisse certainement pas être qualifié de généreux. Une poursuite de la hausse, à commencer par un dividende net attendu de 1,73 EUR par action en 2015, est réaliste compte tenu de la situation financière solide de Sofina. Le holding est contrôlé par la famille Boël par l'entremise de plusieurs sociétés. Il s'agit des participations de l'Union Financière Boël (UFB; 19,1%), la SPI (15,56%), Samic (1,89%) et Henex (16,52%). Cette dernière a disparu des tables de cotation l'an dernier après une offre d'UFB. Enfin, Sofina détient encore 3,07% (légère hausse récente) d'actions propres. Le tout représente une participation totale de 56,15%. La valeur nette d'inventaire actuelle (VNI) s'élève à 4,8 milliards EUR, ou 139 EUR par action. Plus de la moitié (53,8%) de celle-ci provient de participations dans des entreprises cotées en Bourse, avec notamment SES (11,5% de la VNI; grand opérateur de satellites), Danone (8,9%; géant de l'industrie agroalimentaire) et Colruyt (7,3%; grande distribution). Les nouveaux investissements portent de préférence sur les pays émergents (Inde, Chine, mais aussi Indonésie) et les segments de croissance. C'est parmi ces derniers que nous cataloguons l'entrée dans le capital d'Orpea, une société immobilière française très axée sur le logement pour séniors l'an dernier. Un autre segment de croissance est l'e-commerce, avec les participations dans les entreprises françaises Spartoo, Privalia (leader sur le marché dans la vente par Internet en Espagne et en Amérique latine) et Flipkart, l'Amazon indien. Flipkart est une entreprise en forte croissance qui a procédé à trois augmentations de capital rien qu'en 2014 et fera son entrée en Bourse l'an prochain. Sur la base de la dernière augmentation de capital, la participation de 2,9% en actions préférentielles Flipkart vaut désormais plus de 250 millions USD (quelque 5% de la VNI). Sofina s'échange moyennant une décote de 34% par rapport à la VNI, ce qui correspond presque exactement à la moyenne (34,5%) de ces cinq dernières années. Un repli substantiel de cette décote ne nous semble réaliste que si les investisseurs particuliers se tournaient subitement vers les actions. Un scénario sur lequel nous ne tablons pas. Nous maintenons par conséquent la note "conserver" (2A). L'action Asian Citrus était très volatile ces derniers temps. Pouvez-vous faire le point ? Début janvier, nous pensions assister enfin à l'annonce d'une bonne nouvelle lorsque l'action Asian Citrus, le plus grand producteur d'oranges en Chine, a gagné plus de 40% en quelques jours. Malheureusement, ce rebond, sans raison démontrable, n'a pas fait long feu. Le cours a à nouveau chuté la semaine dernière après la publication d'un nouveau rapport intermédiaire décevant. La production d'hiver n'a finalement pas été à la hauteur des prévisions de novembre. La plantation de Xinfeng a produit 103.847 tonnes d'oranges, alors que les prévisions faisaient état de 113.600 tonnes et à comparer aux 123.228 tonnes de 2013. Le gel au printemps et la sécheresse de l'automne ont ralenti la croissance des fruits et amoindri les récoltes, bloquant pour la deuxième année consécutive la croissance naturelle de la production de cette jeune plantation - 1,6 million d'orangers âgés de près de neuf ans en moyenne. La hausse attendue du prix de vente de 2,6% (-17% en 2013) n'est pas non plus survenue, puisque le prix moyen a finalement baissé de 2,9%. La production de la plantation de Hepu s'est établie à 7146 tonnes (7100 tonnes attendues), en forte baisse par rapport à 2013 (24.699 tonnes). En cause : le passage, en juillet, du pire typhon en 41 ans. La baisse des revenus s'accompagne du reste d'une hausse des frais de fonctionnement causée par la série de contrecoups climatiques ces dernières années. BPG, la branche de transformation de fruits, a également souffert du mauvais temps au 2e semestre 2014, avec une baisse des volumes de 17,1%, à 23.952 tonnes, qui a pesé sur les marges. Quelques jours après le rapport intermédiaire, on apprenait que Huge Market Investments avait vendu une participation de 1,4%. Cette filiale de Chaoda Modern Agriculture ne détient plus que 4,4% du capital. Les liens opérationnels avec Chaoda avaient été rompus il y a quelques années après des rumeurs de fraude chez Chaoda. L'ancien propriétaire de BPG avait déjà vendu un important lot d'actions (3,2%) l'an dernier. Il détient encore 5,9% du capital. Malgré les perspectives sous-jacentes positives, l'entreprise ne parvient pas à inverser la tendance. Nous attendons surtout le plan d'action que présentera au 1er semestre la direction recomposée l'an dernier. Nous ne pouvons en effet pas faire preuve d'une patience infinie et attendons qu'il constitue une première amorce de redressement. Nous maintenons la position dans le portefeuille modèle, mais nous insistons encore sur l'horizon d'investissement plus long et le risque supérieur à la moyenne (rating 1C).