La volatilité était très élevée sur les Bourses chinoises ces dernières semaines. L'indice CSI300, qui comprend les 300 plus grandes actions négociées sur les Bourses de Shanghai et Shenzhen, a connu un début d'année désastreux: une perte de plus de 25% en janvier et février. Il a cependant repris une partie du terrain perdu au cours des trois mois suivants. La semaine dernière, l'indice a été victime d'un "flash crash", un effondrement bref, mais très marqué. Il a perdu 10% en moins d'une minute avant qu'un mécanisme de protection interne entre en action pour suspendre les transactions pendant une courte période. La totalité des pertes a d'ailleurs été récupérée après la reprise des transactions. Mais la barrière désactivante avait été franchie sur plusieurs produits dérivés. La cause du krach s'est finalement révélée être un ordre sur 398contrats à terme vendus au prix du marché. Soit à peine 0,0003% du volume quotidien moyen. Le krach illustre que les participants au marché (et leurs algorithmes) se montrent parfois très nerveux lorsqu'un vendeur se présente avec des ordres au prix du marché sur un marché clairsemé. Après de semblables...

La volatilité était très élevée sur les Bourses chinoises ces dernières semaines. L'indice CSI300, qui comprend les 300 plus grandes actions négociées sur les Bourses de Shanghai et Shenzhen, a connu un début d'année désastreux: une perte de plus de 25% en janvier et février. Il a cependant repris une partie du terrain perdu au cours des trois mois suivants. La semaine dernière, l'indice a été victime d'un "flash crash", un effondrement bref, mais très marqué. Il a perdu 10% en moins d'une minute avant qu'un mécanisme de protection interne entre en action pour suspendre les transactions pendant une courte période. La totalité des pertes a d'ailleurs été récupérée après la reprise des transactions. Mais la barrière désactivante avait été franchie sur plusieurs produits dérivés. La cause du krach s'est finalement révélée être un ordre sur 398contrats à terme vendus au prix du marché. Soit à peine 0,0003% du volume quotidien moyen. Le krach illustre que les participants au marché (et leurs algorithmes) se montrent parfois très nerveux lorsqu'un vendeur se présente avec des ordres au prix du marché sur un marché clairsemé. Après de semblables accès de volatilité, les autorités boursières chinoises avaient déjà pris des mesures pour lutter contre la spéculation. Les exigences de marges ont été relevées alors que des limites de position ont été instaurées. Celles-ci ne s'appliquent cependant pas aux comptes de couverture qui servent à couvrir d'autres positions. Le vendeur à l'origine du flash crash a en l'espèce utilisé pareil compte de couverture.Le flash crash de la semaine dernière était le deuxième observé sur une courte période. Le 16mai, le même événement s'était produit avec le Hang Seng China Enterprise Index (HSCEI), l'indice des 40entreprises chinoises cotées à Hong Kong. En deux minutes, le HSCEI avait alors plongé de 9%. Les investisseurs ont toutes les raisons d'être nerveux. Le taux de croissance de 2015 a été le plus bas en 25ans. Après un premier trimestre légèrement supérieur aux attentes, les indicateurs macroéconomiques émettent à nouveau des signaux contradictoires. En outre, le yuan est sous pression. La valeur de la monnaie chinoise est liée à celle de l'USD par un fixing établi chaque jour par les autorités. S'il évolue dans une plage étroite, le yuan s'échange à son plus bas niveau en cinq ans vis-à-vis de l'USD. Une nouvelle dépréciation du yuan semble inévitable. Comme le marché des devises n'est pas librement accessible, les investisseurs étrangers utilisent les indices d'actions chinoises pour adopter des positions vendeuses sur le yuan. Ainsi, le short ratio sur l'iShares China Large Cap ETF (ticker : FXI), le plus grand tracker sur actions chinoises, n'avait jamais été aussi élevé en plus de deux ans. Les positions vendeuses sur le CSOP FTSE China50 ETF n'avaient plus été aussi élevées depuis avril.Pour les investisseurs privés, il n'est pas simple de prendre une position short sur de grands trackers. C'est parfois possible à l'aide d'options, mais leur liquidité n'est pas toujours aussi élevée et les primes ne sont pas toujours intéressantes. De plus, le moment est mal choisi. Une solution consiste à utiliser des inverse ou short ETF. Nous analysons ici les plus grands trackers au moyen desquels miser sur une nouvelle baisse de la Bourse chinoise. Remarquez qu'ils sont tous cotés en USD.Direxion Daily CSI 300 China A shares Bear ETFTicker : CHADBourse : NYSE ArcaÉmission : juin 2015Performance depuis le 01/01/2016 : +3,2%Performance sur 12 mois (17/6) : +9,7%Volume journalier moyen : 68 000Actifs en gestion : 105,4 millions USDFrais annuels de gestion : 0,8%Ce tracker inverse de l'émetteur Direxion n'est sur le marché que depuis un peu moins d'un an mais il est déjà le plus grand de son espèce. Par des contrats de swap conclus avec la Deutsche Bank, il essaie d'obtenir le rendement inverse de l'indice CSI300 sur une base journalière. Les frais annuels de gestion de ce tracker doté du ticker CHAD s'élèvent à 0,8%. Le même émetteur propose également un tracker à levier qui cherche à obtenir trois fois le rendement inverse du CSI300. Il s'agit du Direxion Daily FTSE China Bear 3x Shares ETF (ticker : YANG). L'actif en gestion (69,1millions USD) est plus faible.Short FTSE China 50 ETFTicker : YXIBourse : NYSE ArcaÉmission : mars 2010Performance depuis le 01/01/2016 : -0,7%Performance sur 12 mois : +22%Performance sur 3 ans : -25,3%Volume journalier moyen : 10 000Actifs en gestion : 13,2 millions USDFrais annuels de gestion : 0,95%S'il est depuis beaucoup plus longtemps sur le marché, ce tracker de l'émetteur ProShares doté du ticker YXI est un peu plus petit que CHAD. Il réalise le rendement inverse du FTSE/Xinhua China25 Index sur une base journalière, au moyen de contrats de swap avec plusieurs contreparties comme Deutsche Bank, Société Générale, Bank of America, Morgan Stanley et Goldman Sachs. YXI est moins performant que CHAD, malgré des frais de gestion un peu plus élevés.UltraShort FTSE China 50 ETFTicker : FXPBourse : NYSE ArcaÉmission : novembre 2007Performance depuis le 01/01/2016 : -4,3%Performance sur 12 mois : +43,5%Performance sur 3 ans : -52,4%Volume journalier moyen : 55 000Actifs en gestion : 62,2 millions USDFrais annuels de gestion : 0,95%Le même émetteur propose également un tracker inverse avec effet de levier. Cet ETF assorti du ticker FXP cherche à réaliser deux fois le rendement inverse du FTSE/Xinhua China25 Index. Il est plus populaire que YXI qui fonctionne sans levier, avec un volume de transactions et des actifs sous gestion plus élevés. Une comparaison des rendements illustre que les trackers à levier sont plus volatils et par conséquent moins appropriés pour être conservés en portefeuille pendant une période prolongée.