La hausse de l'action Sapec semble s'être arrêtée. Faut-il vendre ou attendre le règlement de la vente de la division Agro Business ?
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La hausse de l'action Sapec semble s'être arrêtée. Faut-il vendre ou attendre le règlement de la vente de la division Agro Business ? Sapec a été l'action la plus performante sur Euronext Bruxelles (+449 %) en 2016, après l'annonce de la vente de sa division Agro Business (protection et nutrition des plantes) pour 465 millions d'euros à la société d'investissement britannique Bridgepoint. Net, il restera 318,4 millions d'euros, ou 235 euros par action. L'entreprise a promis une généreuse rémunération pour l'actionnaire, comprise entre 200 et 220 millions d'euros, soit 147,6 à 155 euros par action. Aucun détail n'a encore été communiqué - on s'attend à une forte réduction de capital (exonérée d'impôts) et à la distribution d'un dividende (soumis à un précompte mobilier de 30 %). Après la distribution, il restera au moins 80 euros par action. Le marché n'y accole cependant guère de valeur. Un premier argument en ce sens est le fait que les activités résiduelles en Espagne et au Portugal (chimie et environnement, distribution de produits agroalimentaires et logistique) sont plus petites, mais surtout à peine rentables, avec des cash-flows opérationnels annuels (EBITDA) de 1,5 à 3 millions d'euros. En outre, il y a le risque que Sapec doive prendre à sa charge la garantie de 36 millions d'euros (26,6 euros par action) accordée en 2011 pour Naturener. Sapec dispose encore d'immobilier qui est en vente. Sur la base d'une estimation prudente (y compris l'exercice de la garantie pour Naturener), Sapec dispose d'une position nette de trésorerie de 25 euros par action pour développer ses activités résiduelles. Nous attendrions le règlement de la vente de la division Agro Business (2B). J'ai acheté des actions de Bolloré l'été dernier et j'ai enregistré un gain de plus de 20 %. Le moment est-il venu de prendre ses bénéfices ? Nous avons repris Bolloré l'été dernier environ 40 % sous son plus haut de 5,27 euros du printemps 2015. Vincent Bolloré nous a en fait donné l'exemple idéal, puisqu'il a vendu ses actions à proximité de ce pic du printemps 2015 pour racheter à nouveau sous les 3,5 euros. Nous considérons le rebond de plus de 20 % comme une première étape plutôt que comme l'arrivée. Ceux qui investissent dans Bolloré le font en premier lieu pour son exposition au gigantesque potentiel de croissance de l'Afrique. La simplification de la structure complexe entre le propriétaire Vincent Bolloré et le holding Bolloré devrait en outre créer de la valeur supplémentaire. L'action reste digne d'achat (1B).