L'action de la société canadienne de royalties et de streaming sur l'or Sandstorm Gold s'est nettement redressée depuis son accès de faiblesse d'avril. La baisse de 25% à l'époque était la conséquence de réactions négatives à l'annonce de l'acquisition de Mariana Resources. Il s'agissait d'une acquisition atypique d'une entreprise exploration dont le principal actif, une participation de 30% dans le projet Hot Maden, se trouve au nord-est de la Turquie. Sandstorm Gold a déboursé pour elle 175 millions de dollars, dont 47,3 millions en espèces et le solde via l'émission de 32,8 millions d'a...

L'action de la société canadienne de royalties et de streaming sur l'or Sandstorm Gold s'est nettement redressée depuis son accès de faiblesse d'avril. La baisse de 25% à l'époque était la conséquence de réactions négatives à l'annonce de l'acquisition de Mariana Resources. Il s'agissait d'une acquisition atypique d'une entreprise exploration dont le principal actif, une participation de 30% dans le projet Hot Maden, se trouve au nord-est de la Turquie. Sandstorm Gold a déboursé pour elle 175 millions de dollars, dont 47,3 millions en espèces et le solde via l'émission de 32,8 millions d'actions nouvelles au prix unitaire de 3,87 dollars (dilution de 19%). Ce fut la plus grande transaction de l'entreprise depuis sa création en 2007. En raison des règles strictes auxquelles était soumise l'acquisition, Sandstorm n'a guère pu donner de précision avant la finalisation de la transaction début juillet. Mais la direction a rassuré les observateurs. D'une part, elle a confirmé maintenir le modèle de streaming et royalties, puisque le puissant partenaire local Lidya Madencilik assurera l'ensemble des tâches opérationnelles liées à l'obtention des autorisations, à la construction et à l'exploitation de Hot Maden. D'autre part, elle lance immédiatement un programme de rachats d'actions propres de 7,6 millions d'actions propres, soit 5% du total - 3,3 millions d'actions ont déjà été rachetées. On en arrive ainsi à une dilution nette de 14 % pour un doublement attendu de la production : de 61.000 onces d'équivalents or en 2019 à 130.000 en 2022. La Turquie est bien entendu un pays à risque, mais Lidya Madencilik est un groupe expérimenté, et surtout, Hot Maden est un projet de très grande valeur avec des coûts de production et d'investissement réduits, un or de grande qualité, une longue durée de vie et un gros potentiel d'exploration en amont. Le deuxième élément qui a pesé sur l'action était la réorganisation de GDXJ ETF en juin. Le plus grand tracker sur actions de mines d'or junior a dû vendre dix millions d'actions Sandstorm Gold, mais celles-ci ont été en partie absorbées par des fonds d'investissement connus comme Blackrock et Fidelity. Au terme du premier semestre, la production du groupe affichait un gain de 18,5% par rapport à 2016, à 28.300 onces d'équivalents or, et la fourchette de production attendue pour cette année a été relevée d'entre 45.000 et 55.000 à entre 50.000 et 55.000 onces d'équivalents or. Sur la base du rapport attendu cette année entre la valeur d'entreprise et le cash-flow opérationnel, Sandstorm Gold affiche une décote de 0 à 40% par rapport aux plus grandes entreprises de royalties et de streaming. La sous-valorisation devrait même atteindre 100 à 200% d'ici 2022. Le potentiel de Hot Maden n'étant pas du tout intégré dans le cours actuel, l'action reste digne d'achat (1C).