Nous n'avons échangé qu'à la mi-janvier nos actions de l'entreprise de royalties et de streaming de métaux précieux Wheaton Precious Metals (WPM) contre celles de sa concurrente de plus petite taille Sandstorm Gold. Sur cette brève durée, Sandstorm Gold affiche une performance de 3% supérieure à celle de WPM depuis notre achat. Mais elle a reflué de 9%, et par rapport au plus-haut du 24 janvier, le repli atteint même 20%. Cela tient d'une part à l'évolution du cours de l'or. Ce n'est pas un hasard si le cours de l'or...

Nous n'avons échangé qu'à la mi-janvier nos actions de l'entreprise de royalties et de streaming de métaux précieux Wheaton Precious Metals (WPM) contre celles de sa concurrente de plus petite taille Sandstorm Gold. Sur cette brève durée, Sandstorm Gold affiche une performance de 3% supérieure à celle de WPM depuis notre achat. Mais elle a reflué de 9%, et par rapport au plus-haut du 24 janvier, le repli atteint même 20%. Cela tient d'une part à l'évolution du cours de l'or. Ce n'est pas un hasard si le cours de l'or a également atteint un sommet le 24 janvier, à 1.361 dollars l'once; il a depuis légèrement reculé, à 1.323 dollars (-2,8%). Pour l'instant, le cours de l'or reste enfermé dans une plage étroite. Le niveau de ses planchers depuis fin 2015 augmente certes de manière constante, mais le franchissement de la résistance à 1.355 dollars l'once, cruciale _ le pic de juillet 2016_, se fait toujours attendre. Nous l'espérons cette année. Il constituera le signal technique de la fin de la baisse amorcée en 2011, et s'ensuivra selon nous un afflux de capitaux vers les métaux précieux. Mais nous n'y sommes pas encore. La seconde explication à la contreperformance de l'action Sandstorm Gold est le rapport décevant pour le quatrième trimestre publié le 15 février. Le chiffre d'affaires a baissé de 1,1 million de dollars par rapport à la même période un an plus tôt, à 15,4 millions (-6%). Ce recul résulte de la comptabilisation d'un élément non récurrent, la correction de 1,9 million de dollars sur les revenus de royalties en Amérique du Nord. La production s'est pour sa part contractée de 9%, à 12.032 onces d'équivalents or, mais s'est accrue de 9,9%, à 54.633 onces d'équivalents or en base annuelle, c'est-à-dire du côté haut de la fourchette prévisionnelle (de 50.000 à 55.000 onces d'équivalents or). L'entreprise a en outre formulé des prévisions prudentes pour 2018. Elle pronostique une production comprise entre 50.000 et 60.000onces d'équivalents or - mais il est clair qu'elle vise le haut de la fourchette. Nos arguments en faveur de Sandstorm Gold demeurent inchangés: l'entreprise dispose du profil de croissance le plus attrayant dans le secteur des royalties, avec une production attendue de 125.000 onces d'équivalents or en 2022, ce qui correspondrait à une progression de 129% par rapport à 2017. Par ailleurs, elle s'est entourée de partenaires fiables, des entreprises minières. Qui plus est, elle présente une décote de 30 à 50% par rapport à ses grands concurrents. Enfin, Sandstorm Gold envisage de distribuer un dividende à partir de 2019. Digne d'achat (1B).