Ces derniers jours et semaines, les marchés financiers jouent à nouveau aux montagnes russes. Les investisseurs, désormais accoutumés aux actions - prévisibles - des banques centrales, s'accommodent difficilement des rebondissements et autres imprévus. La nervosité s'intensifie rapidement et à la moindre surprise, les marchés financiers encaissent le coup. Comme ce fut encore le cas ces dernières semaines.
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Ces derniers jours et semaines, les marchés financiers jouent à nouveau aux montagnes russes. Les investisseurs, désormais accoutumés aux actions - prévisibles - des banques centrales, s'accommodent difficilement des rebondissements et autres imprévus. La nervosité s'intensifie rapidement et à la moindre surprise, les marchés financiers encaissent le coup. Comme ce fut encore le cas ces dernières semaines.La Chine est la deuxième économie au monde et pendant de longues années, elle fut un moteur de croissance. Depuis que ce moteur est défectueux, l'inquiétude des investisseurs à l'égard de l'empire du Milieu s'intensifie. Si l'on y ajoute l'abandon sans préavis par la Chine du couplement de sa devise, on comprend facilement pourquoi les marchés financiers (actions, obligations, matières premières et devises : aucun actif n'y a échappé) ont fait la culbute. Depuis la décision inattendue de la Banque centrale chinoise, les fluctuations quotidiennes de 3 à 5% sont la règle et non l'exception.Chances inespéréesC'est surtout la Banque centrale américaine (Fed) qui a fait une tradition de l'annonce aux marchés des modifications apportées à sa politique monétaire. Il suffit pour s'en convaincre de se remémorer les vagues provoquées par l'annonce du " tapering ", la réduction de l'assouplissement monétaire (QE) en 2013. Cela fait déjà un an que les marchés sont préparés à un premier resserrement de taux par la Fed. Cette attente finit même par devenir irritante. La probabilité est du reste réelle que le 17 septembre prochain, à nouveau, rien ne se passe, cette fois en raison des tribulations chinoises. Ces dernières années donc, les investisseurs sont devenus progressivement accros à la prévisibilité des actions des banquiers centraux. Et réagissent désormais plus nerveusement face à l'imprévu. En outre, les échanges boursiers résultent de plus en plus souvent de décisions automatiques d'ordinateurs. Or les algorithmes se ressemblent beaucoup, de sorte qu'une fois qu'un certain niveau est franchi à la baisse, une vague de ventes se déclenche... renforçant encore la volatilité des marchés financiers. L'investisseur particulier doit garder la tête froide en toute circonstance. Certes, ce n'est pas simple. Ces programmes de vente automatiques utilisés par de " grands garçons " offrent cependant aussi des opportunités à l'investisseur particulier. Car s'il place des limites d'achat (très) faibles, il pourra saisir des opportunités aussi juteuses qu'inespérées.