Avec 7 milliards de dollars de capitalisation boursière, la société américaine de royalties sur métaux précieux suit Franco-Nevada (FNV; 22,3 milliards) et Wheaton Precious Metals (WPM; 14,6 milliards). Très comparable, le modèle économique de ces trois groupes est beaucoup moins risqué que celui des entreprises minières traditionnelles, mais tout aussi exposé à l'évolution des cours. Le marché tend en outre à sous-estimer le potentiel haussier des augmentat...

Avec 7 milliards de dollars de capitalisation boursière, la société américaine de royalties sur métaux précieux suit Franco-Nevada (FNV; 22,3 milliards) et Wheaton Precious Metals (WPM; 14,6 milliards). Très comparable, le modèle économique de ces trois groupes est beaucoup moins risqué que celui des entreprises minières traditionnelles, mais tout aussi exposé à l'évolution des cours. Le marché tend en outre à sous-estimer le potentiel haussier des augmentations de réserves après la conclusion de contrats de streaming ou de royalties (optionality). Contrairement à la plupart de ses concurrents, Royal Gold finance ces derniers temps ses nouveaux contrats sur ses cash-flows et par des prêts (sa dernière augmentation de capital remonte à 2012). La production annuelle fluctuant depuis 2016 entre 320.000 et 350.000 onces équivalent or, Royal Gold affiche une croissance limitée. Son action est donc moins performante que celles de FNV et de WPM, mais aussi que celle de Sandstorm Gold Royalties. Sur cinq ans, le titre Royal Gold enregistre un rendement de 57,1%, soit 8,8% de plus que WPM mais 40% de moins que Sandstorm et 90% de moins que FNV. Sur ces deux dernières années, il acte un rendement de 23,8%, contre 47,6% pour Sandstorm, 57,6% pour WPM et 61% pour FNV. Il vient de céder 17,4% en six mois, alors que WPM (+13,2%), Sandstorm (+18,8%) et FNV (+24,6%) évoluaient à la hausse. La chute de plus de 25% par rapport au record de 138,7 dollars atteint début septembre s'explique en partie par les troubles sociaux dans les mines d'Andacollo (Chili) et de Peñasquito (Mexique), dont la production a marqué le pas. Les problèmes sont résolus à Andacollo et bien qu'elles avancent, les négociations, à Peñasquito, sont toujours en cours. Plus graves toutefois sont les difficultés opérationnelles à Rainy River et Mount Miligan, toutes deux au Canada. A Rainy River, production et durée de vie (jusqu'en 2028 à présent) ont été revues à la baisse le 13 février. Il faudra sans doute plusieurs mois pour remanier les plans relatifs à Mount Miligan (25% du chiffre d'affaires consolidé, au premier semestre). Le phénomène d'optionality peut donc agir dans les deux sens. Nous préférons FNV, WPM et Sandstorm Gold Royalties à Royal Gold, dont les positions existantes peuvent toutefois être conservées.