Au début de l'été, tous les projecteurs du monde étaient braqués sur le Brésil, qui accueillait la coupe du Monde de football. Sportivement, le Brésil s'en tire hélas seulement avec une quatrième place et une défaite humiliante (1-6) en demi-finale face à l'Allemagne. Une catastrophe nationale pour la patrie du football.
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Au début de l'été, tous les projecteurs du monde étaient braqués sur le Brésil, qui accueillait la coupe du Monde de football. Sportivement, le Brésil s'en tire hélas seulement avec une quatrième place et une défaite humiliante (1-6) en demi-finale face à l'Allemagne. Une catastrophe nationale pour la patrie du football.Le week-end prochain, le Brésil aura à nouveau toute l'attention de la presse. Dimanche 5 octobre en effet, les élections présidentielles seront organisées. La présidente de gauche du Parti travailliste, Dilma Roussef, se verra-t-elle accorder un second mandat ? C'est elle qui en 2010 avait pris la succession de son mentor, le charismatique et populaire président (2003-2010) Lula da Silva. Roussef n'a cependant pas du tout le même charisme que Lula. Elle dut notamment prêter le flanc à la critique pour son organisation de la coupe du Monde : les fonds consacrés à l'organisation furent considérables, et très peu furent alloués aux projets sociaux et à la lutte contre la criminalité. Les critiques sont justifiées dans la mesure où l'économie brésilienne est nettement moins performante actuellement que lors de la précédente coupe du Monde, organisée en Afrique du Sud il y a quatre ans. Avec une croissance moyenne, sur la période 2011-2014, de quelque 2% (en 2010 encore 7,5%) combinée à une inflation (élevée) de 6%, l'économie brésilienne n'est pas à proprement parler en grande forme.Dès lors, sa réélection n'est pas assurée, au contraire. D'ailleurs, pour le monde des affaires et les marchés financiers, les choses sont claires : Roussef doit quitter son poste ! Longtemps, l'opposition n'a cependant pas eu d'alternative valable à proposer. Le candidat de droite Aecio Neves semble n'avoir aucune chance contre Roussef. La menace vient plutôt d'une autre femme, Marina Silva. Celle-ci n'est entrée dans la danse qu'à la mi-août, lorsque le troisième candidat, Eduardo Campos, est décédé dans l'accident de son jet privé. Silva, défenseur des intérêts écologiques, occupait le poste de ministre sous Lula. Elle ne manque pas de charisme. Selon les plus récents sondages, Roussef gagnerait le premier tour sans cependant emporter la majorité des suffrages. Au deuxième tour, on pourrait assister ensuite à un coude-à-coude entre Roussef et Silva.105 millions de membres de la classe moyenneLe Brésil est l'un des marchés de consommation les plus prometteurs au monde pour les prochaines décennies, avec une population en rapide croissance abritant déjà quelque 200 millions d'âmes. Actuellement, 105 millions de Brésiliens appartiennent déjà à la classe moyenne et on estime que d'ici à 2020, 15,3 millions viendront s'y ajouter.Le cours de notre valeur de portefeuille Cosan fluctue énormément depuis quelques mois. Logique car Cosan est parfois appelée la " SA Brésil ". La hausse initiale liée à l'optimisme autour de Silva a cependant totalement disparu. Nous avons encore la possibilité d'accroître le nombre d'actions en portefeuille de 400 à 500. D'où notre limite d'achat.