Cette année, les vacances de printemps auront été entachées par l'atmosphère pesante qui règne dans notre pays depuis les attentats perpétrés à l'aéroport de Zaventem et à la station de métro Maelbeek. Nos pensées vont aux familles et aux survivants de cette tragédie. Le monde (boursier) continue pourtant de tourner... Et en l'occurrence, le premier trimestre 2016 sur les Bourses européennes contraste nettement avec le trimestre "d'ouverture" de l'an dernier. Si l'an dernier cette période fut fantastique, cette an...

Cette année, les vacances de printemps auront été entachées par l'atmosphère pesante qui règne dans notre pays depuis les attentats perpétrés à l'aéroport de Zaventem et à la station de métro Maelbeek. Nos pensées vont aux familles et aux survivants de cette tragédie. Le monde (boursier) continue pourtant de tourner... Et en l'occurrence, le premier trimestre 2016 sur les Bourses européennes contraste nettement avec le trimestre "d'ouverture" de l'an dernier. Si l'an dernier cette période fut fantastique, cette année, il aura fallu que mars sauve la mise, car les mois de janvier et de février furent dramatiques. Récemment, les banques centrales se sont à nouveau activées. Nous osons cependant de plus en plus remettre en question l'efficacité de leurs mesures. Celles-ci semblent en effet avoir un timing pour le moins discutable. L'un des objectifs du renforcement des mesures d'assouplissement monétaire (de 60 à 80milliards EUR par mois) était en effet d'affaiblir l'euro mais notre devise a pris de la valeur depuis l'annonce de ces mesures, précisément.Depuis le sommet de février, les Bourses européennes ont pu se redresser en mars, de 10 à 15%. Les indices boursiers américains n'avaient pas perdu autant de hauteur et ont donc déjà récupéré les pertes accusées précédemment, apaisant les préoccupations et l'incertitude.Aux États-Unis, les observateurs établissent la proportion de magazines boursiers s'exprimant en termes positifs et négatifs par rapport aux marchés à certains moments. À la mi-mars, le nombre d'optimistes ("bullish") s'est hissé de 39% à 44% en une semaine à peine, le taux le plus élevé de 2016, mais il s'agit aussi de la septième semaine sur les huit dernières qui se clôture sur une hausse. La proportion de pessimistes a en revanche reculé, de 35% à 30%. La différence entre les optimistes et les pessimistes a dès lors augmenté, à 14%. Le plus haut taux du semestre dernier était supérieur à 18%, et il a été atteint juste avant le repli des Bourses. Il est logique que l'appétence pour les Bourses revienne dans un contexte de taux faibles. De notre côté, nous tentons de réduire le risque de notre portefeuille. Nous continuons de considérer le redressement actuel des marchés comme une opportunité, pour les investisseurs détenant d'importantes positions en actions, d'alléger ces positions et d'accumuler des liquidités. Mais aussi de diversifier avec de l'or (et de l'argent), dont nous pensons qu'il a amorcé un nouveau marché haussier, alors que nous continuons à craindre un renversement de tendance (à la baisse) sur les marchés occidentaux.