AirOPack Technology Group est un groupe néerlando-suisse entre les mains de la famille Kelders. Resilux et AirOPack Technology détiennent chacun 50% d'AirOPack, une technologie révolutionnaire permettant de remplir des bouteilles en PET à air comprimé - et donc sans gaz propulseur (aérosols) - de liquides, de poudres, de gaz et de produits de viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels). AirOPack Technology est cotée sur la Bourse de Zurich (ticker AIRN) et affiche une capitalisation boursière de 130 millions EUR. Pendant longtemps, l'action n'a guère réagi à l'afflux de bonnes nouvelles liées à AirOPack, mais la donne a changé depuis le lancement mondial du Gillette Fusion ProGlide Sensitive - basé sur la technologie AirOPack - par Procter & Gamble en janvier. Exprimée en EUR, la capitalisation boursière a grossi de 55% depuis le 1er janvier, contre une hausse de 34% pour Resilux (capitalisation boursière actuelle : 278 millions EUR). La part des activités classiques (p...

AirOPack Technology Group est un groupe néerlando-suisse entre les mains de la famille Kelders. Resilux et AirOPack Technology détiennent chacun 50% d'AirOPack, une technologie révolutionnaire permettant de remplir des bouteilles en PET à air comprimé - et donc sans gaz propulseur (aérosols) - de liquides, de poudres, de gaz et de produits de viscosité moyenne à élevée (crèmes, mousses, gels). AirOPack Technology est cotée sur la Bourse de Zurich (ticker AIRN) et affiche une capitalisation boursière de 130 millions EUR. Pendant longtemps, l'action n'a guère réagi à l'afflux de bonnes nouvelles liées à AirOPack, mais la donne a changé depuis le lancement mondial du Gillette Fusion ProGlide Sensitive - basé sur la technologie AirOPack - par Procter & Gamble en janvier. Exprimée en EUR, la capitalisation boursière a grossi de 55% depuis le 1er janvier, contre une hausse de 34% pour Resilux (capitalisation boursière actuelle : 278 millions EUR). La part des activités classiques (préformes et bouteilles en PET) dans la valorisation de Resilux est retombée à 54%, soit 75 EUR par action. Sur base de la récente acquisition d'APPE Packaging Division (La Seda) par Plastipack Packaging (à 10 fois les cash-flows opérationnels), nous assortissons une juste valeur de 110 EUR par action aux activités classiques de Resilux. AirOPack met plus de temps que prévu pour être rentable, raison pour laquelle les marges de manoeuvre financières d'AirOPack Technology sont assez limitées. Le groupe procède régulièrement à des émissions restreintes de nouvelles actions et a contracté de nouveaux emprunts auprès des actionnaires familiaux. L'entreprise espérait que la joint-venture atteindrait son break-even (ni bénéfices, ni pertes) au 2e semestre 2014 (résultats publiés le 27). Sur la base d'un chiffre d'affaires (CA) de 6,4 millions EUR pour AirOPack, AirOPack Technology a essuyé une perte nette de 3 millions EUR au 1er semestre. Les contrats avec Procter&Gamble et Method (Ecover) et les nouveaux contrats attendus devraient entrainer un net accroissement du CA en 2015 et en 2016 (prévisions de respectivement 33 et 60 millions EUR), ce qui suffirait pour enregistrer un bénéfice modeste de 0,04 franc suisse (CHF) par action en 2015, et de 0,43 CHF par action en 2016. Le cours actuel d'AirOPack Technology représente 25 fois le bénéfice attendu en 2016. Nous préférons un investissement dans Resilux (1A), qui constitue à nos yeux une manière moins risquée de miser sur le fort potentiel d'AirOPack. L'action Black Earth Farming a réagi positivement à la publication des résultats annuels. Y a-t-il enfin des raisons d'être optimiste ? L'honnêteté commande d'ajouter que l'action en pleine déliquescence du propriétaire et exploitant de terres agricoles dans la région des Terres noires, dans le sud-ouest de la Russie, avait beaucoup baissé au cours des mois précédents. La perte nette s'est réduite de 45,9 millions USD en 2013, à 17,4 millions USD en 2014. Sans une lourde perte de change de 16,5 millions USD consécutive à la dépréciation du rouble suisse (RUB) par rapport au dollar américain (72%) et à la couronne suédoise (42%), elle serait même presque nulle. Dans un environnement de prix qui restent bas pour la plupart des matières premières agricoles et d'incertitudes politiques en Russie, c'était une excellente nouvelle après plusieurs années difficiles. Les résultats annuels de 2014 ont cependant bénéficié d'une plus-value unique de 6,8 millions USD avant impôts sur la vente de 35.554 hectares (ha) des terres les moins rentables (avec le matériel et les entrepôts correspondants) pour 24,5 millions USD. Le produit de la vente a été en partie - 176 millions SEK, sur un montant total de 750 millions SEK - affecté au remboursement d'un emprunt obligataire cher (taux d'intérêt de 9,4%) qui arrivera à échéance en octobre 2017. La position nette d'endettement a baissé de 34,5 millions USD fin 2013 à 27,3 millions USD. La surface totale utilisée s'est réduite de 225.903 ha à 184.191 ha (-18,5%). Le rendement à l'hectare a continué à augmenter : 2 tonnes en 2011, 2,3 tonnes en 2012, 2,6 tonnes en 2013 et 2,8 tonnes en 2014. La diminution de la surface cultivée et une récolte décevante de maïs ont entraîné une baisse des volumes vendus de 22,4%. L'augmentation des prix obtenus (+6,5%), les bonnes conditions de récoltes et une gestion stricte des coûts ont permis de dégager un bénéfice opérationnel (EBIT) de 6,2 millions USD, contre une perte opérationnelle de 30,6 millions USD en 2013. Une nouvelle moins positive est la décision de l'Etat russe de lever une taxe de quelque 40 USD la tonne sur les exportations de blé à partir du 13 février dans une tentative de réduire les prix intérieurs. La direction craint de nouvelles mesures similaires. Bien que les résultats évoluent enfin favorablement, nous confirmons la note conserver (2C) compte tenu des grandes incertitudes politiques et économiques en Russie.