La tendance baissière n'a pas ramené le métal précieux à 2000, 3000 ou 5000 USD l'once, mais en direction des 1000 USD l'once. Et les analystes pensent désormais à nouveau que le métal ne peut que baisser davantage, à 800, voire 500 USD. " L'or est out " : voilà qui résume correctement le consensus général.
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La tendance baissière n'a pas ramené le métal précieux à 2000, 3000 ou 5000 USD l'once, mais en direction des 1000 USD l'once. Et les analystes pensent désormais à nouveau que le métal ne peut que baisser davantage, à 800, voire 500 USD. " L'or est out " : voilà qui résume correctement le consensus général.La condition principale est dès lors présente pour qu'un plancher de plusieurs (nombreuses) années se forme. Le sentiment est particulièrement négatif. Certains indicateurs de marché se trouvent même à un plancher en 13 ans. En outre, on notera que ces derniers mois et semaines, contrairement aux années passées, les mines d'or se sont relativement mieux comportées que l'or jaune lui-même. Ce qui traduit généralement un plancher (imminent). Enfin et surtout, les niveaux de dette dans le monde continuent d'augmenter depuis la crise financière, alors que la croissance de l'économie mondiale ne semble toujours pas vouloir démarrer, malgré la politique monétaire extrêmement souple. La confiance inébranlable dans les banques centrales commence dès lors à s'effriter. L'incertitude à ce sujet ne fera qu'augmenter cette année.Le prix de l'or a certes connu une sensible baisse depuis le printemps 2011, mais le recul de 45% du prix du métal jaune tranche encore avec les 83% de repli moyen des cours des actions des mines aurifères. Ce qui signifie concrètement qu'une action minière qui se trouvait à 100 en avril 2011 a récemment plongé à 17. Au cours du demi-siècle écoulé, le marché baissier n'a jamais été aussi rude pour le secteur aurifère. En moyenne, la baisse s'est limitée par le passé à 60%. Alors qu'il y a cinq ans, on payait encore en moyenne jusque 20 fois le cash-flow pour une mine aurifère (nord-américaine), il n'est aujourd'hui multiplié que par 4,8. Récemment, l'action minière moyenne capitalisait à peine 0,5 fois la valeur comptable. La durée moyenne du marché haussier s'élève à 216 semaines, soit environ quatre ans. Le pourcentage de hausse moyen est nettement plus parlant : 450%. Le potentiel est donc réel, et nous souhaitons l'exploiter. La position dans Market Vectors Goldminers (ticker GDX), le tracker réputé sur les mines aurifères, a déjà été renforcée ces derniers mois. Nous commençons à présent à accumuler Franco-Nevada (ticker FNV), la société de royalties et de streaming qui est parvenue récemment à conclure plusieurs contrats lucratifs grâce notamment aux faibles prix des métaux (précieux). Lire en page 7.La tendance boursière est encore haussière. Si la donne changeait en cours d'année, nous opterions pour une position dans l'or lui-même. Le particulier devrait d'ailleurs de préférence investir directement dans l'or physique pour les prochaines années. Une alternative est offerte par les trackers sur l'or, comme le SPDR Gold Trust (ticker GLD) ou le Gold Bullion Securities, qui s'adressent davantage à l'investisseur européen et sont cotés à Londres et Paris.