Deux mil vingt et un a été une bonne, voire une très bonne année, pour les Bourses. Six mois plus tard, de nombreux investisseurs en actions l'évoquent d'ailleurs avec nostalgie. D'autant que se produit un phénomène aux allures de cauchemar: la hausse de l'inflation et des taux d'intérêt. Pendant de trop nombreux mois l'an passé, les marchés d'actions ont cru les banques centrales, qui estimaient que l'inflation disparaîtrait aussi vite qu'elle était apparue. Conséque...

Deux mil vingt et un a été une bonne, voire une très bonne année, pour les Bourses. Six mois plus tard, de nombreux investisseurs en actions l'évoquent d'ailleurs avec nostalgie. D'autant que se produit un phénomène aux allures de cauchemar: la hausse de l'inflation et des taux d'intérêt. Pendant de trop nombreux mois l'an passé, les marchés d'actions ont cru les banques centrales, qui estimaient que l'inflation disparaîtrait aussi vite qu'elle était apparue. Conséquence: la plupart des indices des principales places boursières ont subi de lourdes pertes depuis janvier. Et le bilan est presque aussi douloureux pour les investisseurs en obligations. La crainte de voir la hausse des taux provoquer un krach boursier et d'assister à une récession, est bien ancrée. Si un tel scénario ne peut être exclu, nous continuons à le considérer comme assez peu probable. Face aux médias qui évoquent un marché baissier (chute de plus de 20% par rapport au dernier sommet) pour maints indices, nous restons extrêmement sereins: le fait que Wall Street est orienté à la hausse depuis 2009 nous paraît bien plus déterminant. Nous estimons avoir encore devant nous une phase de progression, assortie de nouveaux records, au moins. La moyenne à long terme continue de croître et nous la dépassons suffisamment pour ne pas être trop inquiets pour l'instant.Pour qui dispose d'un horizon d'un à deux ans, les opportunités d'achat - peut-être les plus intéressantes depuis mars 2020 - ne manquent pas. Wall Street a selon toute probabilité récemment atteint un plancher, ou presque. Nous approchons d'un sommet historique et les hausses ne seront sans doute plus extrêmement nombreuses. Tirons-en donc profit.Le marché obligataire a entamé un recul, et pour longtemps. Mais de là à conclure que la Bourse en a fait de même, il y a un pas que nous ne sommes pas sur le point de franchir. Les marchés baissiers séculaires s'étendent sur des décennies et évoluent donc par phases. Le taux d'intérêt américain à 10 ans est récemment passé de 0,6% à plus de 3%, ce qui est considérable. Un premier sommet intermédiaire nous semble imminent et il pourrait s'écouler un à deux ans avant que des niveaux plus élevés ne soient atteints. Dans l'intervalle, l'indice Standard & Poor's 500 pourrait très bien établir de nouveaux records historiques, dont le chiffre commencerait par 5.