Quest for Growth (QfG) est une pricaf, ce qui lui confère un statut particulier en Bourse d'Euronext Bruxelles. La pricaf est une société d'investissement à capital fixe de droit belge qui offre aux particuliers l'opportunité d'investir dans des entreprises de croissance non cotées. Le législateur a attribué à la pricaf l'exonération du précompte mobilier sur la part du dividende provenant des plus-values réalisées sur les actions. Pour pouvoir bénéficier du régime fiscalement avantageux, plusieurs règles d'investissement doivent êtr...

Quest for Growth (QfG) est une pricaf, ce qui lui confère un statut particulier en Bourse d'Euronext Bruxelles. La pricaf est une société d'investissement à capital fixe de droit belge qui offre aux particuliers l'opportunité d'investir dans des entreprises de croissance non cotées. Le législateur a attribué à la pricaf l'exonération du précompte mobilier sur la part du dividende provenant des plus-values réalisées sur les actions. Pour pouvoir bénéficier du régime fiscalement avantageux, plusieurs règles d'investissement doivent être respectées, et au moins 80% du bénéfice de l'exercice doit être versé au titre de dividende. QfG a même relevé cette limite à au moins 90%. La condition primordiale est cependant que la pricaf n'ait pas de pertes transférées. En conséquence, l'historique de 20 ans de QfG offre un tableau mitigé, car les années où le dividende est très intéressant alternent avec les périodes (parfois longues) sans dividende. Cette année, QfG verse un dividende pour la 9e fois depuis sa création en 1998. Après la crise financière de 2008, il a fallu attendre 2014 pour que les pertes accumulées soient effacées de l'ardoise. En 2014, 2015 et 2016, la société a versé un dividende net de 1,15 euro, 0,7 euro et 2,7 euros respectivement. En 2016, QfG a accusé une perte nette, et n'a donc pas distribué de dividende. L'année 2017 fut un très bon cru, marqué par la hausse de la valeur intrinsèque de 20,2%, à 10,71 euros par action. Le groupe a dès lors décidé de verser 99,7% de son bénéfice net, ce qui représente un dividende net de 1,52 euro par action, ou un rendement net d'environ 15%. Les investisseurs peuvent pour la première fois choisir entre un dividende en actions ou en espèces. Si vous optez pour le premier, vous recevrez une nouvelle action émise à sept euros en échange de cinq actions existantes, ce qui représente une réduction de 9,98% sur le dernier cours de clôture, et un paiement net de 0,6 euro. Vous pouvez faire un choix jusqu'au 13 avril. Compte tenu du caractère cyclique des résultats, de l'exposition importante aux actions liées au secteur technologique et du caractère de fin de cycle de la hausse boursière, nous choisirions le versement en espèces. QfG a indiqué que du fait des valorisations élevées, il trouve difficilement de nouveaux investissements. La décote de l'action par rapport à la valeur intrinsèque a reculé de 50 à 10% ces dix dernières années, la brève période début 2016 où le cours a affiché une prime n'étant pas considérée. La décote actuelle de 12,7% est donc très faible dans une perspective historique, et le potentiel d'appréciation à court terme est faible lui aussi. L'action est à conserver (rating 2B).