Quest for Growth (QfG) est une privac : une société d'investissement à capital fixe de droit belge. Cette forme d'investissement créée par l'arrêté royal du 18 avril 1997 offre aux particuliers l'occasion d'investir dans des entreprises non cotées en Bourse et des entreprises de croissance. La législation accorde à la privac un régime fiscal avantageux, avec surtout l'exonération de précompte mobilier sur la partie du dividende qui provient des plus-values réalisées. Ce régime fiscal préférentiel n'est acquis que dans la mesure où l'on satisfait à une série de règles, notamment concernant une part minimale d'investissements en actions. Ainsi la privac doit-elle distribuer au moins 80% du bénéfice au titre de dividendes - chez QfG, le ratio de distribution est même fixé statutairement à au moins 90%. A condition cependant qu'il n'y ait pas de pertes reportées. En effet, celles-ci doivent être intégralement épongées par les bénéfices reportés avant qu'un dividende puisse être distribué. De ce fait, l'alléchant dividende brut de 1,18 EUR par acti...

Quest for Growth (QfG) est une privac : une société d'investissement à capital fixe de droit belge. Cette forme d'investissement créée par l'arrêté royal du 18 avril 1997 offre aux particuliers l'occasion d'investir dans des entreprises non cotées en Bourse et des entreprises de croissance. La législation accorde à la privac un régime fiscal avantageux, avec surtout l'exonération de précompte mobilier sur la partie du dividende qui provient des plus-values réalisées. Ce régime fiscal préférentiel n'est acquis que dans la mesure où l'on satisfait à une série de règles, notamment concernant une part minimale d'investissements en actions. Ainsi la privac doit-elle distribuer au moins 80% du bénéfice au titre de dividendes - chez QfG, le ratio de distribution est même fixé statutairement à au moins 90%. A condition cependant qu'il n'y ait pas de pertes reportées. En effet, celles-ci doivent être intégralement épongées par les bénéfices reportés avant qu'un dividende puisse être distribué. De ce fait, l'alléchant dividende brut de 1,18 EUR par action (1,15 EUR net par action) est le premier depuis 2008, et seulement le cinquième dividende depuis la création de la société par le spécialiste du capital-risque Jos Peeters en 1998. Autrement dit : rien ne garantit un dividende similaire en 2014 ni même un dividende tout court. QfG se concentre sur les entreprises européennes de croissance et/ou technologiques actives dans l'informatique, les soins de santé et les technologies propres (Cleantech). Grâce à l'excellente performance (+30%) des entreprises cotées en Bourse, la valeur intrinsèque (VNI) a progressé de 17,4% en 2013 pour atteindre 125 millions EUR (10,8 EUR par action) au 31 décembre. Cette VNI se compose pour 60% de participations dans 25 entreprises cotées en Bourse, pour 14% de participations dans des entreprises non cotées en Bourse et pour 12% d'investissements dans différents fonds de capital-risque (notamment Capricorn). Les 14% restants sont des liquidités ou des placements à court terme qui seront utilisés pour le versement des dividendes. L'action QfG a été particulièrement performante en 2013 (+44%) et la décote est retombée de 30% fin 2012 à 19% aujourd'hui. Comme la décote sur la VNI évolue déjà du côté bas de la fourchette historique (10% à 50%), nous nous contenterons de relever l'avis à à conserver/attendre (3B). MDXHealth a annoncé une collaboration avec Teva Pharmaceuticals. Pouvez-vous en expliquer l'importance ?MDXHealth (MDXH) a annoncé un partenariat sur trois ans avec l'entreprise pharmaceutique israélienne Teva Pharmaceuticals pour la distribution de deux tests sur le cancer en Israël : le ConfirmMDx, un test pour le cancer de la prostate, et le PredictMDx, un test pour le cancer du cerveau. Le ConfirmMDx est un test qui contrôle si un cancer donné est présent, alors que le PredictMDx prévoit dans elle mesure le traitement sera efficace. Déjà commercialisé aux Etats-Unis depuis 2012, le test sur le cancer de la prostate sera donc également disponible en Israël. Teva est une entreprise pharmaceutique d'envergure internationale, principalement active dans les médicaments génériques, et la collaboration crée des opportunités pour MDXH, notamment en termes de collaborations dans d'autres pays à plus longue échéance. MDXH franchit donc une nouvelle étape dans un développement qui a pris une tournure clairement positive, surtout depuis l'an dernier. Après neuf mois, le chiffre d'affaires (CA) s'élevait à 4,54 millions EUR contre 2,1 millions EUR (2,94 millions EUR subventions incluses) en 2012, en hausse de 116% (+134% sur le seul 3e trimestre). Une progression principalement due à l'augmentation des ventes du test ConfirmMDx pour le cancer de la prostate aux Etats-Unis. Ce test y est commercialisé depuis mai 2012. Au terme des neuf premiers mois de 2013, le compteur affichait plus de 4500 tests vendus (1500 en 2012). A l'automne, MDXH a signé plusieurs accords avec des assureurs privés (70% du marché) en vertu duquel 150 millions d'Américains, 55% de tous les assurés, ont aujourd'hui accès au test. Chez Medicare, l'assurance-maladie publique aux Etats-Unis, le processus de remboursement est plus lent. Les conditions ont été durcies en 2013. MDXH fait actuellement le nécessaire pour obtenir le remboursement en 2014. A cet égard, il est important que MDXH ait pu signaler cet automne que l'étude de validation du test aux Etats-Unis avait engendré les résultats espérés. Sur les 9 premiers mois de l'année, MDXH a enregistré une perte de 8,9 millions EUR (6,6 millions EUR en 2012) en raison du développement de l'équipe commerciale et du labo certifié. L'entreprise consomme 1 million EUR par mois, mais disposait fin septembre d'une trésorerie confortable de 21 millions EUR. Une position qu'elle doit à l'augmentation de capital réalisée en juin 2013, à laquelle a notamment souscrit Rudi Mariën, qui possède aujourd'hui 18% des actions en circulation.Bien que le chemin vers le bénéfice structurel soit encore long, nous sommes convaincus que MDXHealth est sur la bonne voie. Nous profitons du recul du cours après la réaction initiale à l'annonce du contrat avec Teva pour relever l'avis à digne d'achat (1C). Le risque biotechnologique supérieur à la moyenne exige une saine dose de patience !