argenx

Cette année est sans nul doute pour argenx celle de sa transformation. L'entreprise a vu son Vyvgart (l'efgartigimod) approuvé contre la myasthénie (Myasthenia Gravis, ou MG) aux Etats-Unis en décembre et au Japon le 20 janvier dernier. Nous attendons avec impatience les premiers chiffres de vente du Vyvgart; les analystes doivent encore affiner leurs prévisions (99 millions de dollars aux Etats-Unis). L'Europe se prononcera pour sa part au cours du 2e semestre. Le développement de l'efgartigimod s'accélère: plusieurs essais cliniques commenceront cette année pour quatre nouvelles indications, ce qui en porte le total à 10. D'ici à la fin du 1er trimestre de 2023, nous disposerons des résultats de cinq études de phase III pour quatre indications. Un deuxième essai de phase II avec l'ARGX-117 est prévu au cours du 2e semestre de 2022 et pour l'ARGX-119, l'autorisation de mener un premier essai clinique sera demandée d'ici à la fin de l'année. Dans le cadre du programme d'innovation en immunologie (PII), de nouvelles annonces sont attendues également. En cas de résultats d'étude concluants, une augmentation de capital - la dernière? - ne nous surprendrait pas.
...

Cette année est sans nul doute pour argenx celle de sa transformation. L'entreprise a vu son Vyvgart (l'efgartigimod) approuvé contre la myasthénie (Myasthenia Gravis, ou MG) aux Etats-Unis en décembre et au Japon le 20 janvier dernier. Nous attendons avec impatience les premiers chiffres de vente du Vyvgart; les analystes doivent encore affiner leurs prévisions (99 millions de dollars aux Etats-Unis). L'Europe se prononcera pour sa part au cours du 2e semestre. Le développement de l'efgartigimod s'accélère: plusieurs essais cliniques commenceront cette année pour quatre nouvelles indications, ce qui en porte le total à 10. D'ici à la fin du 1er trimestre de 2023, nous disposerons des résultats de cinq études de phase III pour quatre indications. Un deuxième essai de phase II avec l'ARGX-117 est prévu au cours du 2e semestre de 2022 et pour l'ARGX-119, l'autorisation de mener un premier essai clinique sera demandée d'ici à la fin de l'année. Dans le cadre du programme d'innovation en immunologie (PII), de nouvelles annonces sont attendues également. En cas de résultats d'étude concluants, une augmentation de capital - la dernière? - ne nous surprendrait pas. Bien qu'une partie de son activité de production ait été interrompue à la suite de l'incendie qui s'est déclaré fin juillet 2021 dans un de ses entrepôts, lequel a ralenti la progression structurelle de ses marges, Biocartis a atteint ses objectifs annuels grâce aux ventes de tests de dépistage de cancers d'une part et de détection de maladies infectieuses (principalement, le SARS-CoV-2) d'autre part. L'entreprise a su ajuster sa stratégie à temps - dès après l'éclatement de la pandémie - pour se rendre plus attrayante. L'amélioration de sa marge brute est sa priorité cette année. La croissance des volumes de cartouches de test devra continuer de progresser. Sa ligne de production ML2 l'y aidera. La biotech met au point une autre technologie de production de cartouches. De quoi convaincre, espérons-le, les investisseurs - si elle reçoit un coup de pouce financier, les incertitudes entourant l'obligation convertible qui arrivera à échéance en mai 2024 seront levées. Seule une cotation, au moment opportun, aux Etats-Unis pourrait réduire considérablement l'écart de valorisation entre Biocartis et ses concurrents américains. Sa très faible valorisation la rend vulnérable à une OPA. La société biopharmaceutique a intégré le portefeuille l'an passé. Elle a pour particularité de ne pas développer de nouvelles entités chimiques; elle travaille avec des produits existants et approuvés dont les brevets ont expiré, qu'elle ne copie pas mais améliore avant de les faire breveter. Le processus de développement de ce type de produits est beaucoup plus court (sept ans au maximum), moins coûteux (sept millions d'euros au plus) et moins risqué que celui d'une nouvelle molécule. Hyloris a en pipeline 14 (candidats) produits, dont deux sont sur le marché (le Sotalol IV et le Maxigesic IV). L'Agence américaine des médicaments (FDA) se prononcera sur la commercialisation du Maxigesic IV (antidouleur post-opératoire) aux Etats-Unis le 30 juin. Hyloris entend ajouter à son portefeuille, pour l'heure principalement concentré sur les problèmes cardiovasculaires, quatre nouveaux candidats produits chaque année. La croissance des ventes devrait s'accélérer à partir de 2023. Nous espérions que la biotech française annoncerait en 2021 la conclusion d'un partenariat pour la suite du développement du lanifibranor, son produit phare. Ce ne fut pas le cas, mais cela reste possible cette année. Elle pourrait tout aussi bien recevoir une offre de reprise. La cruciale phase III de l'étude évaluant son candidat produit sur des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NASH) a débuté au 3e trimestre de 2021. Les résultats intermédiaires seront publiés au 2e semestre de 2024. S'ils sont concluants, une demande d'autorisation accélérée pourra être soumise aux organes compétents européen et américain. Au 1er semestre de 2022, la biotech va lancer un essai de phase II combinant le lanifibranor et un inhibiteur du SGLT2, dont les résultats tomberont au 2e semestre de 2023. L'action a très bien résisté, ces derniers mois, au sentiment très négatif à l'égard des valeurs biotech. Le lanifibranor vaudra un multiple de la capitalisation boursière actuelle (436 millions d'euros) d'Inventiva, s'il se révèle efficace. Nous nous attendons à ce que l'entreprise étoffe encore sa trésorerie, suffisante jusqu'au 1er trimestre de 2023, par le biais du programme de financement ATM en cours. Pour une fois, la prochaine annonce que nous attendons de la société de diagnostic ne concerne pas sa quête de financement, puisqu'elle a levé, lors de son introduction sur le Nasdaq, en novembre 2021, 45 millions de dollars brut. Son CEO, Mike McGarrity, a pour mission première d'obtenir le remboursement par l'assurance maladie publique américaine (Medicare) des tests de détection du cancer de la prostate SelectMDx. A défaut, le SelectMDx, dont le potentiel est estimé trois fois supérieur à celui du ConfirmMDx, autre test de dépistage du même cancer, ne s'imposera pas sur le marché. L'entreprise devrait par ailleurs étendre son offre de tests. Si, malgré l'abondante trésorerie dont elle dispose désormais, elle ne fait pas état d'une amélioration de ses résultats cette année, la position en portefeuille ne se justifiera plus. Bien que l'entreprise ait connu une année historique - son contraceptif Estelle a été approuvé au Canada, en Europe, aux Etats-Unis, en Russie et en Australie -, son action a fait du surplace en 2021. Pourtant, la pilule contient l'oestrogène naturel E4, reconnu fin 2020 comme nouvelle entité chimique, ce qui en a réduit considérablement le profil de risque. Cette année, nous en connaîtrons les premiers chiffres de vente. Le Donesta, autre candidat produit à base d'E4, mais qui, lui, réduit les effets de la ménopause, s'étant révélé efficace, Mithra devrait pouvoir conclure un accord de licence mondial avec une grande société pharmaceutique cette année. Estimant fin 2021 qu'une telle transaction, laquelle transformerait radicalement la biotech, était fort probable en cas de résultats positifs avec le Donesta, et que l'action est faiblement valorisée, notamment en raison des opérations de financement réalisées, nous avons inclus le titre dans notre Top 10 pour 2022. Si les ventes de l'Estelle ne déçoivent pas et que cette transaction pour le Donesta a lieu, l'action pourrait s'apprécier nettement. Tom Graney, qui a succédé à Patrick Dehaes à la tête de l'entreprise l'an passé, devra parvenir à convaincre de nouveaux investisseurs (américains) cette année. Les bons résultats, livrés en septembre, de la partie de l'étude de phase II consacrée au dosage de l'inhibiteur de pkal THR-149 administré à des patients souffrant d'oedème maculaire diabétique (OMD) pourraient y contribuer. Le temps presse, car même si le groupe français Negma investira jusqu'à 30 millions d'euros dans Oxurion en échange d'obligations convertibles et qu'Oxurion a emprunté 10 millions d'euros en novembre, la biotech n'a pas de quoi voir venir longtemps. Au début de cette année, elle a ajusté le protocole de la deuxième partie de l'étude précitée en vue de s'assurer que ses résultats seront publiés à la mi-2023. Nous devrions découvrir ceux de la partie dosage de l'étude de phase II avec l'inhibiteur d'intégrines THR-687 (indication: OMD), pour laquelle le recrutement s'est achevé plus tôt que prévu, au 1er semestre de 2022. La future stratégie à mener pour financer la suite du développement des deux molécules en dépendra. Toutes les options seront étudiées. Sans nouvelle encourageante cette année, nous ne maintiendrons pas notre position. Tant le programme évaluant l'alfapump sur la NASH que celui qui teste l'alfapump DSR sur l'insuffisance cardiaque ont accusé du retard l'année dernière. Heureusement, les études ont livré d'excellents résultats. Au 4e trimestre de 2022 seront publiés ceux de l'étude POSEIDON (NASH), menée en Amérique du Nord; s'ils sont dans la même veine que les résultats intermédiaires, publiés en juillet 2021, la demande de mise sur le marché américain pourra être soumise à la FDA à la mi-2023. Nous espérons que les données de l'étude de sécurité et de faisabilité SAHARA DESERT (insuffisance cardiaque; marché à fort potentiel), qui seront rapportées au 2e semestre, seront tout aussi encourageantes que les résultats intermédiaires. Au même semestre démarrera l'étude MOJAVE DESERT, aux Etats-Unis; elle évaluera la solution DSR brevetée de nouvelle génération de Sequana à administrer aux patients souffrant de maladies cardiaques accompagnées d'une congestion persistante. L'action n'est pas seulement sous pression en raison des retards évoqués et du sentiment négatif: Sequana doit se financer au cours du 1er semestre. Nous tablons sur une appréciable revalorisation de cette action, à nos yeux injustement sanctionnée, au cours des 12 à 24 prochains mois.