Pour l'instant, rien ne semble pouvoir arrêter la hausse phénoménale du cours de PureCircle, leader sur le marché de la production et de la commercialisation d'édulcorants naturels pauvres en calories à base de stévia. Le nouveau sommet fait suite à l'annonce, intervenue le 30 décembre dernier, que la FDA, l'organe de contrôle du secteur pharmaceutique et agroalimentaire aux Etats-Unis, n'avait aucune objection à l'attribution du statut GRAS au Reb-X. GRAS est l'abréviation de "Generally Recognized as Safe" soit "généralement reconnu comme sûr". Le Reb-X, entretemps rebaptisé Reb-M, est un édulcorant développé spécialement pour les sodas en collaboration avec Coca-Cola. C'est le premier édulcorant approuvé qui découle du partenariat de cinq ans que PureCircle avait conclu en 2012 avec Coca-Cola. Le Reb-M suscite de grandes attentes en raison de son meilleur profil gustatif, ce qui pourrait déclencher la percée cruciale sur le gigantesque marché des sodas. Entretemps, l'entreprise...

Pour l'instant, rien ne semble pouvoir arrêter la hausse phénoménale du cours de PureCircle, leader sur le marché de la production et de la commercialisation d'édulcorants naturels pauvres en calories à base de stévia. Le nouveau sommet fait suite à l'annonce, intervenue le 30 décembre dernier, que la FDA, l'organe de contrôle du secteur pharmaceutique et agroalimentaire aux Etats-Unis, n'avait aucune objection à l'attribution du statut GRAS au Reb-X. GRAS est l'abréviation de "Generally Recognized as Safe" soit "généralement reconnu comme sûr". Le Reb-X, entretemps rebaptisé Reb-M, est un édulcorant développé spécialement pour les sodas en collaboration avec Coca-Cola. C'est le premier édulcorant approuvé qui découle du partenariat de cinq ans que PureCircle avait conclu en 2012 avec Coca-Cola. Le Reb-M suscite de grandes attentes en raison de son meilleur profil gustatif, ce qui pourrait déclencher la percée cruciale sur le gigantesque marché des sodas. Entretemps, l'entreprise a déjà publié un rapport intermédiaire sur le 1er semestre de l'exercice 2014 (juillet à décembre 2013). Le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 31% à 34,7 millions USD, contre 26,4 millions USD durant la même période en 2012. Le cash-flow opérationnel (EBITDA) sera positif, comme au 1er semestre 2013 (+6,3 millions USD). Entre juillet et décembre 2012, l'entreprise avait encore enregistré un EBITDA négatif de 1,4 million USD. Le 2e semestre de l'exercice est traditionnellement marqué par une augmentation du CA (43,8 millions USD en 2013) et les analystes tablent désormais sur 98 millions USD pour l'exercice 2014, avec un EBITDA positif de 21,1 millions USD. Il y a quelques années, PureCircle avait été critiquée pour avoir investi trop rapidement dans sa capacité de production. Mais cette décision lui permet aujourd'hui de supporter une forte croissance des volumes sans investissements supplémentaires. La rentabilité va dès lors augmenter rapidement à mesure que la croissance du CA (prévisions : 152 millions USD en 2015 et 221 millions USD en 2016) se poursuit. Avec le Reb-M, PureCircle démontre son leadership technologique. En tant que leader sur le marché dans un secteur qui ne compte qu'un nombre d'acteurs limités, l'entreprise est idéalement placée pour profiter de la percée définitive du stévia dans l'industrie alimentaire au cours des années à venir. Une grande partie de ces bonnes nouvelles sont déjà intégrées dans le cours. Malgré la valorisation élevée, nous maintenons l'avis "à conserver" (3C). Nous ne réduirions progressivement que des positions devenues trop importantes. Nous profiterions de tout repli pour relever à nouveau la note.Dans l'IB-51B13, vous n'avez pas abordé, dans votre réponse à la question d'un lecteur sur la fiscalité de l'épargne, la possibilité de l'instauration d'une taxe sur les plus-values sur actions. Pour de nombreux observateurs, c'est cependant un scénario à envisager après les élections de mai 2014. Nous possédons en portefeuille un certain nombre de fonds d'actions qui affichent actuellement une belle plus-value. Ne serait-il pas préférable de les vendre dans cette perspective ?Notre article sur la fiscalité de l'épargne commentait la proposition du ministre des Finances Koen Geens concernant le traitement fiscal des différents types de revenus mobiliers, entre-temps abandonnée. Avec le refus de cette proposition, le parcours du gouvernement Di Rupo I en matière de taxation de l'épargne se résume à une succession d'augmentations d'impôts. Citons le relèvement de la plupart des précomptes mobiliers de 15 à 21, puis à 25%, celui, en deux étapes, de la taxe sur les transactions boursières de 0,1 à 0,25%, l'augmentation de la taxe sur les primes des assurances-vie de 1,1% à 2% et l'augmentation du précompte mobilier sur les bonis de liquidation de 10 à 25%. Quelle que soit l'issue des élections, il est acquis que de nouvelles réformes vont être engagées concernant la fiscalité des produits d'épargne. Le rapport " Taxation in 2013 " publié par la Commission européenne classe pourtant la Belgique en sixième position en matière de pression fiscale sur le patrimoine - sur la base des chiffres de 2011. D'autre part, nous sommes un des rares pays à ne pas encore avoir instauré de taxe sur les plus-values sur actions. La mesure a déjà été discutée à plusieurs reprises par le passé, mais a toujours été balayée de la table jusqu'à présent. Rappelons que nous préférerions voir nos responsables politiques privilégier une stratégie fiscale visant à stimuler le risque. L'instauration d'une taxe sur la plus-value sur actions par le prochain gouvernement fédéral ne peut être exclue. Mais une telle mesure ne pourrait pas être prise avant l'automne 2014. Par ailleurs, il n'est pas habituel, et donc peu vraisemblable, qu'une mesure de ce type soit appliquée de manière rétroactive. Nous vous conseillons dès lors de conserver vos fonds d'actions en portefeuille jusqu'à nouvel ordre.