Les céréales se retrouvent également en bas du classement des matières premières les plus performantes dans le S&P Goldman Sachs Commodity Index (GSCI). Ainsi, le maïs a déjà abandonné 36% cette année, le prix de la céréale n'ayant jamais été aussi bas depuis plus de trois ans. Le blé a également beaucoup chuté jusqu'au mois dernier, même s'il a rebondi cette semaine après des évolutions météorologiques défavorables en Russie, en Ukraine et en Amérique latine. Dans la famille des céréales, c'est le soja qui reste la denrée la plus performante. Pourtant, la situation fondamentale de l'offre et de la demande n'a rien de réjouissant.
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Les céréales se retrouvent également en bas du classement des matières premières les plus performantes dans le S&P Goldman Sachs Commodity Index (GSCI). Ainsi, le maïs a déjà abandonné 36% cette année, le prix de la céréale n'ayant jamais été aussi bas depuis plus de trois ans. Le blé a également beaucoup chuté jusqu'au mois dernier, même s'il a rebondi cette semaine après des évolutions météorologiques défavorables en Russie, en Ukraine et en Amérique latine. Dans la famille des céréales, c'est le soja qui reste la denrée la plus performante. Pourtant, la situation fondamentale de l'offre et de la demande n'a rien de réjouissant. Si les Etats-Unis restent un acteur important sur le marché mondial du soja, ils ont été détrônés l'an dernier par le Brésil comme premier exportateur mondial. Un recul imputable en grande partie à une mauvaise récolte aux Etats-Unis, mais le poids croissant du Brésil sur le marché des céréales ne doit pas être sous-estimé. Ce pays devrait devenir le premier producteur mondial de soja au terme de l'année de récolte en cours. Le cours du soja a culminé à plus de 18 USD le boisseau l'an dernier, et 2012 a été une année record, avec un prix moyen de 14,5 USD le boisseau. Ce qui a incité les agriculteurs du monde entier à étendre la surface agricole dévolue au soja afin de profiter autant que possible de la hausse des cours. Et ce, aux dépens d'autres céréales comme le maïs, dont le prix est beaucoup plus bas et la production reste suffisamment élevée.Les acteurs sur le marché des céréales attendent toujours avec un grand intérêt les rapports WASDE (World Agricultural Supply and Demand Estimates) du ministère américain de l'Agriculture (USDA). Début septembre, l'USDA avait revu à la baisse les prévisions de production pour le soja pour le deuxième mois d'affilée. Après un printemps très humide, il a fait très chaud en août, période cruciale pour la floraison de la céréale. Septembre a cependant été meilleur, avec des précipitations supérieures à la moyenne. Le soja est normalement planté et récolté un peu plus tard que le maïs, ce qui le protège contre les conditions météorologiques extrêmes de l'été. Des précipitations tardives peuvent encore avoir une influence positive sur les " yields " ou rendements à l'hectare. Le rapport d'octobre, qui devait normalement être publié vendredi dernier, le 11, était dès lors très attendu.Mais les investisseurs et les analystes sont restés sur leur faim. A la suite de l'impasse entourant l'augmentation du plafond de la dette aux Etats-Unis, la publication du rapport WASDE a en effet été annulée. En fonction de l'évolution de ce dossier, la publication du rapport sera soit différée, soit tout bonnement annulée. Le scénario le plus probable est que l'on saute le rapport d'octobre et qu'un nouveau rapport soit publié le 8 novembre. Du moins si les Démocrates et Républicains ont trouvé un terrain d'entente d'ici là.Pour l'instant, on prévoit une révision à la hausse à la fois de la production de soja et des yields. Les estimations des réserves de soja ont également été relevées. Une enquête menée par Bloomberg News auprès de 17 analystes spécialisés dans les denrées agricoles a révélé que les réserves mondiales de soja augmenteraient de 16% au terme de l'année de récolte pour atteindre le plus haut niveau de leur histoire.La production américaine de soja va progresser de 4,2% cette année à 86 millions de tonnes. Les prévisions précédentes faisaient état d'une production globale de 281,7 millions de tonnes, 5,3% de plus que l'année de récolte précédente. Selon l'USDA, la demande mondiale de soja devrait atteindre 268,9 millions de tonnes, en hausse de 4,3% par rapport à 2012. On estime que la récolte aux Etats-Unis est terminée à 35 à 40%. C'est toujours inférieur à la moyenne des cinq dernières années (56%), mais le retard s'est nettement réduit par rapport au mois dernier. En Amérique du Sud, la récolte ne commencera qu'en janvier. La semaine dernière, la banque d'investissement Goldman Sachs a ramené ses prévisions concernant les cours du soja à 10,5 USD le boisseau. C'est près de 18% en deçà du niveau actuel. Goldman Sachs prévoit que ce prix sera atteint dans les 12 mois.On trouve sur Euronext 6 turbos short émis par RBS Markets et ABN Amro Markets ayant le contrat à terme novembre 2013 sur le soja comme valeur sous-jacente. Les investisseurs peuvent également se tourner vers la Bourse allemande, où sont également cotés 4 mini-futures short sur le soja.RBS Soya Bean Future Turbo ShortCode ISIN: NL0010246724Devise: EURNiveau de financement: 16,41Cours de référence: 12,73Barrière désactivante: 14,76Leviers: 3,43Cours: 27,17La barrière désactivante de ce turbo se trouve 16% au-dessus du cours actuel du soja. Il n'y a aucune raison fondamentale qui justifierait une telle hausse, et la marge est suffisante pour intervenir si le cours de la céréale devait évoluer dans la mauvaise direction. ABN Soya Bean Future Turbo ShortCode ISIN: NL0010152096Devise: EURNiveau de financement: 18,19Cours de référence: 12,73Barrière désactivante: 16,5Levier: 2,33Cours: 4,03Les investisseurs qui veulent encore réduire les risques peuvent se tourner vers ce turbo short d'ABN Amro Markets, où la différence entre la barrière désactivante et le cours de référence atteint près de 30%. Le levier est bien entendu plus bas que dans l'exemple précédent.