L'entreprise norvégienne spécialisée dans les services sismiques en 3D a enregistré d'excellents résultats au 3e trimestre. Le chiffre d'affaires s'est établi à 132,2 millions USD, une hausse de 15,7% par rapport au 3e trimestre 2014, et même de 44,2% par rapport au 2e trimestre. Elle doit d'une part ces excellents résultats à un taux d'occupation exceptionnellement élevé de 93%, à comparer aux 77% de l'an dernier et aux 80% du 2e trimestre. Plusieurs missions à long terme, qui réduisent les pertes de temps liées aux déplacements des navires, mais aussi les excellentes performances opérationnelles - seulement 3,5% d'immobilisation technique - d'une flotte de grande qualité expliquent ces résultats records, les mei...

L'entreprise norvégienne spécialisée dans les services sismiques en 3D a enregistré d'excellents résultats au 3e trimestre. Le chiffre d'affaires s'est établi à 132,2 millions USD, une hausse de 15,7% par rapport au 3e trimestre 2014, et même de 44,2% par rapport au 2e trimestre. Elle doit d'une part ces excellents résultats à un taux d'occupation exceptionnellement élevé de 93%, à comparer aux 77% de l'an dernier et aux 80% du 2e trimestre. Plusieurs missions à long terme, qui réduisent les pertes de temps liées aux déplacements des navires, mais aussi les excellentes performances opérationnelles - seulement 3,5% d'immobilisation technique - d'une flotte de grande qualité expliquent ces résultats records, les meilleurs de l'industrie. D'autre part, le tarif journalier moyen s'est établi à 320.000 USD, soit 11% de plus que l'an dernier, grâce à des projets financièrement intéressants en Russie et en Australie et à l'empreinte écologique exceptionnellement basse de la flotte. Après neuf mois, le chiffre d'affaires (CA) s'élève à 305 millions USD, 18,3% sous celui de 2014 alors que le recul s'établissait encore à -33% au terme du 1er trimestre. Sous la direction de son nouvel homme fort Rod Starr, Polarcus a manifestement resserré les boulons. Les coûts opérationnels par navire et par jour sont retombés à 100.000 USD, soit une économie de 29% (-21,8 millions USD) par rapport au même trimestre en 2014 (-27% au 2e trimestre). Les cash-flows opérationnels (EBITDA) ont ainsi progressé de 60%, à 69,6 millions USD, le meilleur résultat trimestriel de l'histoire de l'entreprise. La marge d'EBITDA a bondi de 38% à 52,7% (41,9% au trimestre précédent). Sur les 9 premiers mois de l'exercice, l'EBITDA est passé de 133 millions USD à 143,3 millions USD et la marge d'EBITDA de 35,6% à 47%. Au 3e trimestre, l'entreprise a vu sa dette financière nette retomber de 629 millions USD fin juin à 593,2 millions USD fin septembre (609,4 millions USD fin septembre 2014). Fin octobre, Polarcus a racheté pour 2,1 millions USD d'obligations convertibles (125 millions USD d'obligations émises en 2011), le solde baissant ainsi légèrement à 101,9 millions USD. L'échéance de cette obligation avait déjà été prolongée d'avril 2016 à avril 2018 cette année. En outre, Rod Starr a obtenu une série d'assouplissements dans les convenants bancaires. La perte nette de 8,9 millions USD enregistrée l'an dernier s'est transformée en un bénéfice net de 21,4 millions USD. Sur les 9 premiers mois de l'année, Polarcus essuie toujours une perte nette de 83,3 millions USD (contre un bénéfice net de 1,3 million USD en 2014), surtout en raison d'une moins-value de 62,1 millions USD enregistrée au 2e trimestre sur la vente de la base de données multiclients de l'Europe occidentale et de l'Afrique à TGS pour un montant de 27,5 millions USD. Durant le trimestre écoulé, le carnet de commandes a baissé de 35 millions USD, à 160 millions USD, avec 80% de la capacité réservée pour les 6 prochains mois et 55% jusqu'à septembre 2016. L'entreprise a procédé à un regroupement d'actions fin novembre, 10 anciennes actions étant échangées contre une action nouvelle. ConclusionL'action Polarcus a brièvement doublé de valeur après la publication d'excellents résultats. Le soufflé est complètement retombé depuis, sous l'influence des économies persistantes dans le secteur de l'exploration, avec des perspectives particulièrement tièdes pour 2016. La position d'endettement reste préoccupante, mais nous voyons de nouvelles raisons d'être optimistes. Attention, risque élevé !Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating:1C