Nous avons investi dans l'entreprise d'énergie éolienne allemande PNE Wind Group il y a un an. Nous commencerons donc par évoquer les principales raisons de l'évolution décevante de l'action. Tout d'abord, il y a la poursuite de la baisse du cours du pétrole, qui pèse sur les performances des entreprises actives dans l'énergie alternative. Mais nous pensons que l'or noir arrive peu à peu à un plancher. Le deuxième élément est l'escalade du conflit avec Volker Friedrichsen, l'ancien propriétaire de WKN, concernant une possible survalorisation d'actifs lors de la vente de l'entreprise à PNE, qui a entraîné la démission du directeur (CEO) Martin Billhardt et de l'ensemble du conseil d'administration. Sur ce plan, la semaine dernière fut positive avec l'annonce d'un arrangement entre Friedrichsen et PNE sur le partage fifty-fifty des 4millions EUR restants du prix de vente de la participation de WKN dans PNE. En tant que principal actionnaire de PNE (15%), Volker Fri...

Nous avons investi dans l'entreprise d'énergie éolienne allemande PNE Wind Group il y a un an. Nous commencerons donc par évoquer les principales raisons de l'évolution décevante de l'action. Tout d'abord, il y a la poursuite de la baisse du cours du pétrole, qui pèse sur les performances des entreprises actives dans l'énergie alternative. Mais nous pensons que l'or noir arrive peu à peu à un plancher. Le deuxième élément est l'escalade du conflit avec Volker Friedrichsen, l'ancien propriétaire de WKN, concernant une possible survalorisation d'actifs lors de la vente de l'entreprise à PNE, qui a entraîné la démission du directeur (CEO) Martin Billhardt et de l'ensemble du conseil d'administration. Sur ce plan, la semaine dernière fut positive avec l'annonce d'un arrangement entre Friedrichsen et PNE sur le partage fifty-fifty des 4millions EUR restants du prix de vente de la participation de WKN dans PNE. En tant que principal actionnaire de PNE (15%), Volker Friedrichsen reste tenu des éventuelles créances fiscales concernant la vente de WKN. Un troisième élément est le choix stratégique, peu apprécié du marché, de démarrer une nouvelle activité d'" Independent Power Producer " (IPP). Pourtant, le développement d'un portefeuille de projets de 150mégawatts (MW) en vue de sa revente ultérieure entre 2,3 et 2,5millions EUR par MW doit être porteur de valeur à terme. Ce développement prendra cependant un certain temps et devra être préfinancé. Actuellement, l'IPP dispose déjà de 66,6MW et la capacité doit atteindre au moins 93,9MW fin 2016, alors que l'objectif initial était fixé à 150MW. L'action a rebondi à 2,4EUR après l'installation du nouveau conseil d'administration fin octobre, mais c'est précisément à ce moment que l'autorité écossaise a refusé, de manière totalement inattendue, un permis pour le parc à éoliennes de Sallachy (66MW). Ce projet devait apporter un bénéfice opérationnel (EBIT) de 25millions en 2015. L'EBIT visé de 110 à 130millions EUR au total pour la période 2014 à 2016 a certes été provisoirement confirmé, mais l'action a perdu beaucoup de terrain depuis. Le développement du groupe a donc pris du retard. Le renversement de tendance interviendra tôt ou tard, mais PNE ne compte pas parmi les maillons les plus solides du portefeuille modèle. D'où notre abaissement du conseil (2B), qui souligne que l'action pourrait être vendue si les Bourses reprennent leur tendance baissière.Est-il vrai que les choses bougent enfin chez Anfield Nickel, dont je détiens encore des actions ?Anfield Nickel a effectivement enfin refait parler d'elle l'an dernier. Nous avons vendu cette entreprise canadienne en 2014 après la vente du projet Mayaniquel (Guatemala) à Cunico Resources. Les conditions se sont avérées très décevantes : cinq paiements annuels de 3millions USD jusqu'en 2018, et un paiement final en juin 2019 sur la base du cours moyen du nickel entre juin 2018 et juin 2019, qui devait, selon le scénario de base (nickel à 14.000USD), s'élever à 28millions USD. La valeur totale de la transaction atteindrait ainsi 43millions USD, soit 1,08CAD par action. Depuis, le cours du nickel est cependant retombé à son plus bas niveau depuis 2003, et s'échange à présent à 8575USD. Sur cette base, le paiement final ne dépassera pas 11,3millions USD. Si l'action a relativement bien résisté pendant ce temps - capitalisation boursière de 33,4millions CAD -, c'est parce que l'actionnaire principal Ross Beaty (31,1%) avait promis un nouveau projet de grande valeur pour Anfield. Les choses ont duré près de deux ans, mais la semaine dernière, Anfield a annoncé l'acquisition de Magellan Minerals. Cette entreprise canadienne a pour principal actif le projet de mine d'or de Coringa, dans le nord du Brésil. Sur la base des réserves connues, Coringa doit durer 8,6ans pour une production annuelle moyenne de 46.500onces. La construction de la mine coûtera 65millions USD, le coût de production total s'élèvera à 887USD l'once, et le projet promet ainsi, sur la base d'un cours de l'or à 1250USD l'once, un rendement de 27%. À condition de boucler le financement, la mise en service pourrait intervenir fin 2017. La crise dans le secteur de l'or a mis Magellan sur les genoux, et Beaty a pu frapper ce grand coup à des conditions attrayantes : l'acquisition est financée par l'émission de 19,1millions d'actions nouvelles, soit une dilution de 44%, sur la base d'un rapport d'échange de 0,0863action Anfield par action Magellan. La transaction, qui sera sans doute finalisée au 2etrimestre, place ainsi Anfield Nickel 2.0 sur la carte des producteurs d'or. Vu notre vision du métal précieux, le moment est opportun, d'autant que le délai de construction de la mine est relativement court. En attendant la finalisation de l'acquisition et l'établissement des conditions de financement, nous confirmons le conseil conserver/attendre (2C).