Le 26 août, PNE Wind a confirmé la réception d'une proposition d'achat non contraignante à 3,5-3,8 euros par action du fonds d'infrastructure Morgan Stanley Infrastructur Partners (MSIP), accueillie favorablement. Après cette annonce, l'action a atteint un pic provisoire à 3,65 euros, son plus haut niveau depuis 2007. Les grands fonds d'infrastructure veulent renforcer la part des énergies renouvelables en acquérant des portefeuilles détenus par des développeurs, ...

Le 26 août, PNE Wind a confirmé la réception d'une proposition d'achat non contraignante à 3,5-3,8 euros par action du fonds d'infrastructure Morgan Stanley Infrastructur Partners (MSIP), accueillie favorablement. Après cette annonce, l'action a atteint un pic provisoire à 3,65 euros, son plus haut niveau depuis 2007. Les grands fonds d'infrastructure veulent renforcer la part des énergies renouvelables en acquérant des portefeuilles détenus par des développeurs, et PNE s'inscrit dans cette stratégie: son portefeuille de projets onshore, à divers stades de développement, atteignait 4.952 mégawatts (MW) le 30 juin. PNE est aussi un développeur expérimenté de parcs éoliens offshore, avec la mise en service de son 4e projet en juin, Borkum Riffgrund 2 (480 MW). Pour répondre à la contraction des marges dans l'éolien et réduire la volatilité des résultats, PNE a lancé un plan stratégique baptisé Scale up, qui prévoit une diversification d'ici 2023. A cette date, les services liés aux énergies alternatives devraient représenter 25% du bénéfice opérationnel (Ebit) attendu à 40-45 millions d'euros, 30 à 50% de plus que la moyenne 2011-2017 (28,1 millions). PNE poursuit aussi son expansion internationale, avec le démarrage d'un hub au Panama cette année, et sera bientôt actif dans l'énergie solaire. Le nouveau portefeuille de production d'énergie indépendante (IPP) de parcs éoliens onshore atteint désormais 95,7 MW (dont 71,3 MW opérationnels), avec toujours l'objectif de vendre une capacité cumulée de 200 MW d'ici 2020. En Allemagne, son marché domestique, PNE subit cependant des retards d'approbations. Au 1er semestre, PNE a affiché un cash-flow opérationnel (Ebitda) séduisant de 18,5 millions d'euros (8,7 millions au 1er semestre 2018) et un Ebit de 12,9 millions (4,1 millions il y a un an), notamment grâce à la vente de deux grands projets en Suède (Malarberget, 113 MW) et en Pologne (Jasna, 132 MW). Les objectifs 2019 ont été confirmés: 25 à 30 millions d'Ebitda, 15 à 20 millions d'Ebit. En 2018, PNE avait acté une dépréciation de 10,8 millions d'euros sur trois des cinq projets offshore en développement. Rien ne dit que l'offre de MSIP aboutira - d'autres ont échoué par le passé. Nous profiterions dès lors de la hausse pour prendre (partiellement) nos bénéfices et abaissons la note à vendre (rating 3B).