Dans notre précédente stratégie, nous applaudissions des deux mains la nouvelle orientation prise récemment par la Chine : une stratégie reposant moins sur les exportations et davantage sur la demande domestique, la baisse des investissements et la hausse de la consommation. Car malgré la croissance moyenne manifestement moins ferme de l'économie mondiale, les revenus continuent d'augmenter au niveau mondial. En dépit de l'augmentation de la population mondiale, le nombre d'habitants de la planète percevant un revenu annuel inférieur à 3.000 USD devrait reculer de 2,9 milliards en 2008 à 1,9 milliard en 2018, alors que la proportion de membres de la classe moyenne (revenu annuel compris entre 3.000 et 14.000 USD) est ap...

Dans notre précédente stratégie, nous applaudissions des deux mains la nouvelle orientation prise récemment par la Chine : une stratégie reposant moins sur les exportations et davantage sur la demande domestique, la baisse des investissements et la hausse de la consommation. Car malgré la croissance moyenne manifestement moins ferme de l'économie mondiale, les revenus continuent d'augmenter au niveau mondial. En dépit de l'augmentation de la population mondiale, le nombre d'habitants de la planète percevant un revenu annuel inférieur à 3.000 USD devrait reculer de 2,9 milliards en 2008 à 1,9 milliard en 2018, alors que la proportion de membres de la classe moyenne (revenu annuel compris entre 3.000 et 14.000 USD) est appelée à augmenter de 2,4 à 3,4 milliards, soit un milliard de plus en 2018. N'oublions pas du reste que l'augmentation du nombre de revenus " supérieurs " (au-delà des 30.000 USD annuels) est au moins aussi spectaculaire. A l'horizon 2018, la Banque Mondiale a estimé que plus d'un milliard de personnes percevraient un revenu annuel supérieur à 30.000 USD (par rapport à 650 millions en 2008 et 350 millions en 1998). Ce qui ne fait qu'accroître la nécessité du développement d'un système bancaire efficace. Dans le monde industrialisé (Amérique du Nord, Europe occidentale, Japon...), 89% de la population mondiale détient au moins un compte auprès d'un organisme financier officiel, mais ailleurs dans le monde, ces chiffres sont bien moins élevés. Par rapport à une proportion de 89% de la population du monde industrialisé détenant un compte bancaire, on notera que 41% des habitants sont titulaires d'un compte dans les pays émergents, avec une moyenne de 49% pour l'Amérique latine, 45% pour l'Asie, 24% pour l'Afrique (sub-saharienne) et à peine 18% pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. La Chine se situe à 64%, le Brésil à 56%, la Russie à 48% et l'Inde à 35%. Selon une étude conduite par Deloitte, entre 2011 et 2020, le nombre de millionnaires en dollar dans les pays émergents devrait augmenter de près de 11% par an, soit plus du double du rythme affiché par le monde occidental " mature ". La Chine devrait compter à elle seule 2,5 millions de millionnaires en 2020, soit 1,2 million de plus qu'en 2011 (dont 400 " superriches " détenant au moins 30 millions USD) ou près d'un doublement. Et ce, alors que le monde occidental (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, etc.) recensait 28 millions de millionnaires en 2011. Cela dit, la croissance est également ferme dans le reste des pays émergents. Au Brésil notamment, le nombre de millionnaires devrait augmenter en neuf ans de 300.000 à 1 million. En Russie, nous devrions passer de 375.000 à 1,2 million et en Inde, de 300.000 à 700.000. Sans compter la Turquie, l'Indonésie, etc.Les services bancaires sont de plus en plus en vogue, tant pour l'épargne que pour le crédit, compte tenu de la sensible croissance des pays émergents. La croissance économique soutient l'essor du secteur bancaire qui contribue à son tour à la croissance économique. Ainsi le crédit joue-t-il un rôle de plus en plus important dans le maintien de la croissance de la consommation des pays en voie de développement. Le potentiel de croissance du secteur financier dans ces régions du monde est phénoménal. L'augmentation franche des patrimoines dans les marchés émergents s'est également traduite par une croissance explosive de la demande de services de gestion patrimoniale, planification successorale, etc. Or il existe un groupe occidental spécialisé dans la gestion de fortune qui parvient à surfer sur cette tendance : la société suisse Julius Baer Group.