Après son collègue/concurrent Halliburton, c'est le premier prestataire de services pétroliers mondial - de loin - Schlumberger qui a annoncé que le plancher avait été atteint dans le cycle pétrolier actuel très dépressif. À l'occasion de la publication des résultats du 2etrimestre, le directeur (CEO) du groupe, Paal Kibsgaard, a évoqué un redressement lent et progressif et une croissance modeste pour le reste de l'année. Paal Kibsgaard était plus prudent au début cette année et n'envisageait de reprise qu'au plus tôt en 2017. Il serait donc désormais question d'un redressement du chiffre d'affaires (CA) du prestataire franco-américain de services pétroliers au 3etrimestre. C'était déjà le cas au 2etrimestre (+10% par rapport au 1ertrimestre), mais uniquement en tenant compte de l'acquisition de Cameron Group début...

Après son collègue/concurrent Halliburton, c'est le premier prestataire de services pétroliers mondial - de loin - Schlumberger qui a annoncé que le plancher avait été atteint dans le cycle pétrolier actuel très dépressif. À l'occasion de la publication des résultats du 2etrimestre, le directeur (CEO) du groupe, Paal Kibsgaard, a évoqué un redressement lent et progressif et une croissance modeste pour le reste de l'année. Paal Kibsgaard était plus prudent au début cette année et n'envisageait de reprise qu'au plus tôt en 2017. Il serait donc désormais question d'un redressement du chiffre d'affaires (CA) du prestataire franco-américain de services pétroliers au 3etrimestre. C'était déjà le cas au 2etrimestre (+10% par rapport au 1ertrimestre), mais uniquement en tenant compte de l'acquisition de Cameron Group début avril. Laquelle était déjà l'expression d'un regain de confiance dans l'avenir, puisqu'il s'agissait, avec un montant de 14,8milliards USD, de la plus grande acquisition de l'année dans le secteur des services pétroliers. Schlumberger jouit d'une grande crédibilité auprès des analystes et investisseurs. Il y a quelques années, c'était d'ailleurs notre valeur favorite du secteur de l'énergie pour surfer sur l'essor du gaz et du pétrole de schiste aux États-Unis. L'exploitation de réserves de gaz de schiste est souvent complexe et il très difficile de forer les différentes couches de minerais avec succès. Schlumberger dispose cependant de la meilleure expertise technologique pour mener à bien des projets de gaz de schiste et donc obtenir d'excellents résultats en termes de production. À plus long terme, sa présence mondiale constitue également un atout important. L'entreprise a réalisé 76% de son CA en dehors de l'Amérique du Nord au 2e trimestre. Cela apporte la diversification des risques nécessaire. Un autre de ses atouts est la large palette de produits et de services proposée aux clients, en premier lieu des majors pétrolières. Malgré ces atouts, Schlumberger n'a pas été épargnée par la crise qui a frappé le secteur. Plus de 50.000emplois ont été supprimés, le CA devrait s'établir 40% sous son niveau d'il y a deux ans et le bénéfice a même plongé de 80%. Le fait que Schlumberger ait continué à enregistrer des bénéfices opérationnels chaque trimestre en fait déjà une exception dans le secteur. Pour le 2etrimestre écoulé, les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 0,21USD par action. Avec 0,23USD par action, Schlumberger a donc fait nettement mieux. C'est cependant le seul point positif, car par rapport au même trimestre de l'an dernier, le bénéfice a reculé de 56% pour retomber à son plus bas niveau en plus de cinq ans (encore 1,50USD par action au 4etrimestre de 2014). De plus, de nouvelles réductions de valeur et dépréciations ont creusé une perte nette de 2,16milliards USD (1,56USD par action). Le CA s'est établi à 7,16milliards USD, dans la lignée des prévisions des analystes (7,13milliards USD), mais 20% sous celui enregistré entre avril et juin de l'an dernier. Comme les activités en Amérique du Nord continuent de se dégrader plus rapidement que les activités internationales, la grande diversification géographique du groupe reste primordiale. Pour cette année, les analystes tablent en moyenne sur une baisse du CA à environ 29milliards USD, soit 18% de moins que l'an dernier, et un bénéfice par action de 1,1USD, en recul d'un tiers par rapport à 2015. Le cours actuel correspond donc à 55fois le bénéfice attendu en 2016, pour un ratio valeur d'entreprise (EV)/cash-flows opérationnels (EBITDA) de 18. Mais ce devraient donc être des niveaux au plancher. ConclusionSchlumberger est sans doute ce qui se fait mieux dans le secteur des services pétroliers. Nous voyons de nombreux signaux suggérant que le secteur a atteint son plancher: l'évolution des cours, mais aussi les premières acquisitions opérées par les grands du secteur comme Schlumberger ou Aker. Le temps nous semble donc venu de non seulement relever la note, mais aussi de placer un ordre d'achat pour le portefeuille modèle. Conseil : digne d'achatRisque : faibleRating : 1A