L'image renvoyée l'an dernier par le Brésil est tout sauf glamour... Samba et carnaval sont relégués au second plan, tandis que le bilan de la Coupe du monde est essentiellement négatif : au niveau sportif, le pays doit digérer une quatrième place et surtout une cuisante défaite (1-7) en demi-finale face à l'Allemagne. Ajoutons à cela l'évolution économique pour le moins décevante du pays : la croissance affiche un creux (temporaire ?) de -0,9% au 2e trimestre. Si le pays annonce une fois encore un chiffre négatif le 28 novembre prochain pour le 3etrimestre, il pourra s...

L'image renvoyée l'an dernier par le Brésil est tout sauf glamour... Samba et carnaval sont relégués au second plan, tandis que le bilan de la Coupe du monde est essentiellement négatif : au niveau sportif, le pays doit digérer une quatrième place et surtout une cuisante défaite (1-7) en demi-finale face à l'Allemagne. Ajoutons à cela l'évolution économique pour le moins décevante du pays : la croissance affiche un creux (temporaire ?) de -0,9% au 2e trimestre. Si le pays annonce une fois encore un chiffre négatif le 28 novembre prochain pour le 3etrimestre, il pourra se considérer en récession. D'autant que les prévisions de croissance sont plutôt maigres, à 0,2% pour 2015, un taux d'inflation de 6,6% et un déficit budgétaire de 4,9%. La présidente de gauche du Parti travailliste, Dilma Rousseff, est en partie responsable de ce tableau économique peu brillant. Pour le monde des affaires et les marchés financiers, cela ne fait aucun doute, d'ailleurs : Rousseff devait partir ! Pourtant, Rousseff a obtenu - de justesse - un second mandat. L'issue des élections a mis au jour la fracture du pays : le nord-est du pays, pauvre, supporte Rousseff, alors que celle-ci n'a recueilli que 35% des voix à Sao Paulo. Miser le redressementRousseff est restée, mais il est hors de question qu'elle applique la même politique. Les électeurs ont été clairs sur ce point. De même d'ailleurs que les marchés financiers. Le real brésilien (BRL) a reflué à son plus faible niveau des 9 dernières années juste après l'annonce des résultats électoraux. L'indice boursier ibovespa s'est effrité de 16,5% ces trois derniers mois, pour afficher aujourd'hui 30% de moins que son sommet historique de 2008. Le prédécesseur et mentor de Rousseff, le charismatique Lula da Silva, a démontré qu'une politique économique pragmatique était plus efficace. Une politique favorable aux entreprises et une plus grande discipline budgétaire seraient déjà deux pas dans la bonne direction. N'oublions pas que les Jeux Olympiques auront lieu à Rio de Janeiro en 2016...Le Brésil est l'un des marchés de consommation les plus prometteurs au monde pour les décennies à venir, avec une population en rapide croissance de 200 millions d'habitants déjà, soit autant que les populations de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de la France réunis. Aujourd'hui, 105 millions de Brésiliens appartiennent à la classe moyenne et on estime que d'ici à 2020, 15,3 millions viendront s'y ajouter.Nous tentons de miser sur cette tendance par le biais de Cosan, dont l'action a énormément souffert de ces élections présidentielles. Nous avons donc placé une limite d'achat. Notre exposition au Brésil est encore plus grande avec Vale et, depuis peu, Petrobras. Ces deux titres ont beaucoup reflué en raison notamment de la chute du prix du minerai de fer et du pétrole. Nous tablons là aussi sur un redressement en 2015.